Par Jérémie Walanda
Bangui, 05 juin 2025 – (Eclipse d’Afrique) : Dans un arrêté signé par le président de l’Assemblée nationale Centrafricaine, professeur Simplice Mathieu Sarandji, il a été créé une commission d’enquête parlementaire mixte sur l’utilisation des 400 millions FCFA alloués à la réhabilitation du complexe sportif Barthélémy Boganda, un projet longtemps attendu par la population.
La commission d’enquête sera chargée de mener des investigations sur les travaux de réhabilitation de ce stade, qui a besoin de rénover son infrastructure vieillissante. Pour mener à bien sa mission, la commission dispose d’un délai de dix jours pour présenter ses conclusions au Bureau de l’Assemblée nationale.
Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, a salué la création de cette commission, la qualifiant d’initiative salutaire. « Enfin une commission d’enquête parlementaire sur le financement des 400.000.000 FCFA, prévus au budget dont 50% moins les 19% de taxe décaissés aux entreprises attributaires du marché pour les travaux de réhabilitation du complexe sportif Barthélémy Boganda tant attendue. Je félicite cette initiative salutaire que nous avions recommandée l’année dernière face à la délation et qui a pris du temps mais qui finalement fera apparaître la lumière sur nos engagements à redonner à cette infrastructure sa splendeur. La vérité finit par triompher face à la délation. Vive la 7e République », a déclaré le ministre Doneng sur les réseaux sociaux.
Cependant, de nombreux Centrafricains voient dans cette démarche de parlement, un possible règlement de comptes. Certains députés, en désaccord avec la loyauté du ministre Doneng envers le président Faustin Archange Touadéra, pourraient être motivés par des intérêts politiques et égoïstes. En effet, la détermination de Doneng à combattre des pratiques jugées dévastatrices au sein du pouvoir ne plaît pas à tous. Les tensions entre les anciens « dinosaures » du régime et les nouvelles figures montantes, comme le ministre, pourraient être exacerbées par cette enquête.
Bref, la mise en place de cette commission pourrait non seulement faire la lumière sur la gestion des fonds publics, mais aussi sur les rivalités politiques qui agitent la scène politique centrafricaine. Les jours à venir seront cruciaux pour déterminer si la vérité et la transparence prévaudront, ou si ces événements ne sont que le début d’une bataille politique au sein de la 7e République.
