Par Dufélien Moussa
Bangui, 23 juin 23 – (Eclipse d’Afrique) : Crée depuis 2015, cela fait déjà 1 ans à cette Cour Pénale Spéciale pour son engagement pour la lutte efficace contre l’impunité et les auteurs des crimes graves en République Centrafricaine.
Initialement prévue pour juger et condamner les crimes commis en République Centrafricaine depuis 2003 jusqu’à la récente crise de 2013-2014, la Cour Pénale Spéciale contribue à l’effectivité de la justice et à son indépendance, à la lutte contre l’impunité, à la protection mais surtout la promotion des droits des victimes en République Centrafricaine.
A ce jour, la cette Cour compte en son actif en des termes chiffrés (2) deux affaires jugées dont celle de Ndélé2, (2) deux procès en cours, (20) vingt dossiers en instruction, trente-cinq (35) personnes détenues et (48) quarante-huit mandats d’arrêt exécutés.
Ce jugement dans l’affaire dite Ndélé2 vient enrichir le travail que fait cette institution en République Centrafricaine. En brève, la cour a condamné Abdramane Seleman alias Ada à une peine de 20 ans d’emprisonnement, Abakar Balamane à une peine de 18 ans d’emprisonnement, Amat Abakar Issène alias Amat Younouss alias Mahamat Encadreur à une peine de 25 ans d’emprisonnement, Haroun Gueye alias Aroun Guei alias Haroun Gaye à une peine de 25 ans d’emprisonnement et enfin Zakaria Mahamat alias Zoulou à une peine de 20 ans d’emprisonnement. Par contre, la Cour a acquité Oumar Serge Abdoulaye Assan de tous les chefs d’accusions portés contre lui et elle a ordonné sa libération.
Alors que la Cour rend ce jugement, marquant ainsi une avancée significative dans la lutte contre l’impunité en République Centrafricaine, les victimes elles, attendent impatiemment le jugement sur les intérêts civils et les réparations.
