Bangui, 26 aout 2025-(Eclipse d’Afrique) : s’il y’a bien un point qui justifie l’impopularité actuelle du BRDC, c’est bien l’échec cuisant qui a caractérisé la gestion de tous ses leaders lorsqu’ils étaient aux affaires de la chose publique. Hormis leur implication dans les troubles qui ont endeuillé la RCA, la gouvernance chaotique dont ils ont fait montre les rattrape aujourd’hui.
Le triste spectacle auquel continue de se livrer le BRDC ne finit pas de susciter des réactions tant de la part des observateurs avisés de la scène politique nationale que des Centrafricains dans leur ensemble. Cette plateforme politique considérée à raison comme une coquille vide persiste et signe dans sa logique de rendre la vie difficile aux populations qu’elle a meurtries dans un passé récent et qui cherchent à se reconstruire.
La majorité des leaders du BRDC ont eu à occuper de hautes fonctions dans le pays et leurs bilans sont tous lamentables, les populations centrafricains gardent un mauvais souvenir du passage de ces derniers aux hautes fonctions de l’Etat. Des arriérés de salaires cumulés, des détournements de fond public et le non-respect des droits humains ont été le lot quotidien des Centrafricains sous les régimes où ils régnaient en maitre.
Aujourd’hui et plus que jamais, les Centrafricains ne sont pas disposés à recevoir des leçons de la part du BRDC dont un leader est allé jusqu’à les traiter de Gbanambana (prostitués), ce qui est une insulte aberrante de la part de quelqu’un qui prétend diriger la RCA un jour. Les bavures quotidiennes du BRDC mettent en lumière le caractère antirépublicain et destructeur de cette organisation criminelle et à la solde de puissances étrangères.
« Plusieurs facteurs justifient l’impopularité actuelle et le rejet du BRDC par le peuple centrafricain. Le résultat du travail de Dologuélé, Ziguélé et Tiangaye qui ont occupé la fonction de 1er ministre dans le pays est lamentable. Ils n’ont aucun bilan avec lequel ils peuvent convaincre les Centrafricains et quant à Mboli-Goumba, sa probité morale mise en doute à cause de son accointance avec la Séléka est l’une des cause de ses échecs politiques » a fait savoir un observateur de la vie politique nationale.
Celui-ci d’ajouter que le BRDC est en fait une bande d’individus désespérés avec un passé sale et qui ne peuvent apporter de nouveau au pays. Sa stratégie reste de passer par des actes subversifs pouvant conduire à la déstabilisation du pays afin d’assouvir sa soif du pouvoir.