Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, vendredi 21 novembre 2025 – (Éclipse d’Afrique) : C’est dans la salle de conférence du stade de 20.000 places de Bangui qu’Euloge Koï Doctrouvé, porte-parole de la Synergie Centrafricaine, a tenu une conférence de presse le vendredi 21 novembre 2025, pour réagir aux récentes déclarations des candidats à l’élection présidentielle, Dondra et Dologuélé, après la validation de leurs candidatures par le Conseil Constitutionnel.
À cette occasion, Euloge Doctrouvé a dénoncé ce qu’il a qualifié de « tentatives de diversion » de la part des candidats. Selon lui, celles-ci détournent l’attention des véritables préoccupations des électeurs. « À l’approche de cette élection cruciale, les Centrafricains attendent des propositions concrètes sur les défis qui rythment leur quotidien », a-t-il souligné. Il a critiqué Dondra et Dologuélé pour leur focalisation sur d’éventuels changements constitutionnels, arguant que cela les éloigne des questions urgentes telles que l’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux infrastructures routières.
Le conférencier Euloge Koï Doctrouvé a également défendu la Constitution actuelle, adoptée avec plus de 95 % d’approbation populaire, la qualifiant de « socle solide pour la République centrafricaine ». Il a appelé à un retour aux préoccupations fondamentales des citoyens en rappelant que « le peuple ne mangera pas la Constitution » et exige des solutions tangibles pour améliorer sa vie quotidienne. « L’obsession pour un changement constitutionnel nous fait oublier les questions fondamentales de développement », a-t-il ajouté en s’interrogeant sur l’engagement de Dologuélé, qualifié de « Monsieur 10% », pour le bien-être des Centrafricains.
En parallèle, Ben Wilson Kasan, de la plateforme Emergence 2025, a analysé le parcours de Dologuélé, rappelant les nombreux défis rencontrés durant son mandat en tant que ministre et premier ministre. Il a dénoncé son incapacité à gérer les crises économiques et sociales. « Malgré ses compétences techniques, il n’a pas réussi à surmonter les obstacles de l’instabilité politique et à bâtir une économie autonome », a-t-il relevé. Kasan a également critiqué Dondra pour sa volonté de modifier la Constitution à des fins personnelles, se distanciant des valeurs qu’il défendait alors qu’il était membre de l’opposition. Il a expliqué son choix de soutenir la vision politique du président Touadéra, arguant que ce dernier œuvre pour un véritable développement du pays.
Pour ROMUALD Marcelin NDASSIRA, représentant de la plateforme Centrafrique d’abord, la confiance des Centrafricains ne devrait pas se porter sur Dondra et Dologuélé, qu’il considère comme des alliés des puissances coloniales. Il appelle plutôt le peuple centrafricain à s’unir derrière le président Touadéra pour un développement authentique de la nation.
Cette conférence de presse s’inscrit dans un contexte électoral marqué par des tensions croissantes et une sollicitation accrue des candidats sur les véritables enjeux qui préoccupent les électeurs centrafricains. Les voix s’élèvent, et à quelques semaines du scrutin, les attentes d’une population en quête de changements réels sont plus pressantes que jamais.
