Par Belvia Espérance
Bangui, 05 janvier 2025 – (Eclipse d’Afrique) : Au moins 41 jeunes hommes sont morts en Afrique du Sud entre novembre et décembre 2025 à la suite de complications liées à des procédures de circoncision pratiquées pendant des rites d’initiation traditionnels, ont indiqué les autorités locales.
Ces cérémonies culturelles, qui marquent le passage à l’âge adulte chez plusieurs communautés sud‑africaines, notamment les Xhosas, les Ndebeles, les Sotho et les Venda, se déroulent chaque année. Elles se tiennent traditionnellement dans des « écoles d’initiation », où les jeunes hommes passent plusieurs semaines isolés pour apprendre les valeurs et responsabilités associées à l’âge adulte.
Cependant, des complications graves liées à la circoncision, telles que infections, déshydratation ou autres problèmes de santé, ont provoqué un nombre élevé de décès cette saison. Selon le ministre sud‑africain des Affaires traditionnelles, Velenkosini Hlabisa, les décès sont en grande partie attribués à la négligence tant des écoles d’initiation y compris certaines légalement enregistrées que des parents, qui ne respectent pas toujours les normes sanitaires et les conseils médicaux de base.
Dans certaines structures non réglementées, des pratiques dangereuses ont été rapportées, comme le conseil donné aux initiés de ne pas boire d’eau pendant le processus de guérison, ce qui augmente les risques de complications sévères.
La province du Cap‑Oriental (Eastern Cape) a été identifiée comme la zone la plus touchée, avec 21 des 41 décès recensés.
Face à cette crise, les autorités ont arrêté 41 personnes en lien avec des écoles d’initiation illégales, y compris des parents accusés d’avoir fourni de fausses informations sur l’âge de leurs enfants pour leur permettre de participer à ces rites, bien que la loi sud‑africaine exige que seuls les jeunes de 16 ans et plus puissent y assister avec le consentement parental.
Malgré l’existence de lois exigeant l’enregistrement des écoles d’initiation, la prolifération d’établissements non réglementés persiste, souvent motivée par des avantages financiers, soulignent des observateurs.
Cette tragédie met de nouveau en lumière les risques associés à certaines pratiques traditionnelles lorsqu’elles ne sont pas encadrées par des normes sanitaires adéquates.
