Par Kévin Dimitri YALANGBA
Bangui, 03 Janvier 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Espérant se faire une nouvelle place au soleil, Jean-Serge Bokassa, qui a signé dernièrement une alliance politico-électorale avec l’URCA de DOLOGUÉLÉ, s’illustre depuis quelques jours par une campagne nauséabonde de diffamation outrancière.
La dernière en date, celle qui attaque ouvertement le gouverneur de la région de Yadé, ne saurait passer inaperçue.
« Alerte : le gouverneur de Bossangoa, mécontent des résultats, fait arrêter quatre membres de l’ANE », a dernièrement publié l’ancien ministre de l’Intérieur sur son compte Facebook. Lunaire, n’est-ce pas ? Comment concevoir que cet ancien candidat à la présidentielle puisse faire preuve d’une telle mauvaise foi au point d’accuser sans fondement ?
Ce qui est vrai, c’est que depuis son départ du régime TOUADÉRA, Jean-Serge Bokassa traverse une période de désert, aussi bien politique que sociale et financière. Une situation qui l’a poussé à devenir un « obligé » de DOLOGUÉLÉ, au point de s’arc-bouter à l’URCA afin de se refaire une santé politique et financière.
Qu’à cela ne tienne ! Au lieu de convaincre par les idées et les stratégies, le fils de l’ex-empereur centrafricain croit bien faire en recourant à la manipulation pour tenter — vainement — de discréditer le processus électoral en cours. Sauf que ces accusations, aussi lunaires soient-elles, n’ont aucun début de preuve.
La vérité est qu’à Bossangoa, les élections se sont déroulées dans des conditions optimales, comme l’ont noté les observateurs électoraux. Et encore… le camp présidentiel n’a nullement besoin de tricher pour réaliser un bon score à Bossangoa, qui est une terre acquise.
Ceci dit, au lieu de se mettre sous le coup de la loi en excellant dans la diffamation outrancière, Jean-Serge Bokassa ferait mieux de reconnaître la défaite de son camp afin que, ensemble, nous donnions une chance à la paix.
Rien ni personne ne saura remplacer la vérité des urnes par le mensonge.
J’ai dit !
