Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, 12 février 2026 – (Éclipse d’Afrique) : La République centrafricaine, à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce 12 février la Journée internationale des enfants soldats. À cette occasion, la Ministre de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Dr Marthe Augustine Kirimat, a réaffirmé l’engagement du gouvernement centrafricain à mettre fin au phénomène des enfants enrôlés dans les groupes armés.
Dans son discours, la Ministre a rappelé que cette journée marque l’entrée en vigueur en 2002 du protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés. Une date symbolique dédiée aux milliers de filles et de garçons arrachés à leur innocence et enrôlés de force à travers le monde.
Dr Marthe Augustine Kirimat a également mentionné la situation en République centrafricaine où, selon les estimations officielles, plus de 12 000 enfants ont été associés aux groupes armés entre 2002 et 2016. En outre, 165 garçons et 43 filles auraient encore été enrôlés de force entre 2016 et 2023.
Face à cette réalité, le gouvernement promet de mettre en application les sanctions établies par les lois nationales et internationales qui régissent l’enrôlement des enfants dans les groupes armés. Par ailleurs, il existe des textes visant à protéger les enfants soldats, ainsi que des missions accomplies par les autorités nationales pour réduire ce phénomène. En 2024, le gouvernement a signé avec les Nations Unies un protocole d’accord relatif à la protection et au transfert des enfants associés aux forces et groupes armés vers les autorités civiles. Dans ce cadre, plusieurs actions ont été menées avec l’appui de l’UNICEF dans différentes sous-préfectures du pays, notamment à Bouar, Bossangoa, Bambari, Bria, Bangassou et Obo.
À travers son message, Dr Marthe Augustine Kirimat a réaffirmé l’engagement du gouvernement dirigé par le Premier ministre Félix Moloua, sous le leadership du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, à lutter contre l’enrôlement des enfants. « La place d’un enfant n’est ni sur un champ de bataille, ni sous les armes, mais à l’école, au sein de sa famille et dans un environnement protecteur », a-t-elle signifié.
La Ministre a également lancé un appel aux partenaires techniques et financiers pour renforcer leur soutien, rappelant que la protection des enfants est une responsabilité collective impliquant l’État, les communautés, les forces de défense et de sécurité, les leaders religieux et l’ensemble de la société.
