Par Basta Balouwa
Bangui, 17 février 2026 – (Éclipse d’Afrique) Son Excellence Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas, Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale, a officiellement ouvert les travaux des États Généraux de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC). Cette rencontre, tenue au Centre Jean XXIII à Bangui, rassemble des personnalités religieuses et éducatives pour évaluer et projeter l’avenir de l’éducation catholique en Centrafrique.
Lors de son discours, le Ministre d’États à l’éducation nationale a remercié les organisateurs et a mis en avant l’importance de ces assises dans le contexte de réformes éducatives nécessaires, face aux crises militaro-politiques et aux défis du système éducatif centrafricain.
Les États Généraux visent à revisiter le partenariat historique entre le gouvernement et l’ECAC, qui a débuté en 1997. Le ministre d’Etat Kongbelet-Zingas a salué l’apport de l’ECAC dans l’éducation, tout en appelant à des ajustements pour aligner les pratiques avec les directives nationales.
Parmi les préoccupations, le Ministre a mentionné la nécessité d’harmoniser les pratiques éducatives, notamment l’introduction du Sango et la digitalisation, pour une cohérence nationale. Il a aussi insisté sur une révision du partenariat pour assurer équité et transparence, dans l’intérêt de l’enfant centrafricain.
« Nous encourageons vivement l’introduction du Sango, langue nationale en projet qui nécessairement contribuera à améliorer la qualité des apprentissages. Toutefois, cette intégration devra impérativement s’aligner sur le curriculum national et les programmes déjà en cours d’expérimentation dans certains établissements publics, lancés depuis l’année dernière. Il en va de même pour la digitalisation de l’enseignement : elle devra s’appuyer sur le « Projet Espoir » déjà déployé par le Ministère dans les 52 écoles pilotes, afin d’assurer cohérence, harmonisation à l’échelle nationale.« , a déclaré le ministre d’État à l’Éducation nationale Aurélien Simplice Kongbelet Zingas dans son discours pour la circonstance.
Toutefois, selon le ministre d’État Zingas, il convient de souligner, avec objectivité que l’ECAC appuie fortement l’État dans la formation et l’encadrement des jeunes centrafricains. Les établissements catholiques se distinguent par une discipline rigoureuse, observée aussi bien dans les salles de classe que dans les cours de récréation. Pour lui, l’introduction de moments de prière en début et à la fin des cours participe à la moralisation des enseignements et à l’élévation des consciences. Car les taux de réussite aux évaluations des classes intermédiaires et aux examens nationaux sont, dans de nombreux cas, satisfaisants. Selon le membre du gouvernement, cette constance dans l’exigence et la qualité a fait de l’ECAC l’un des réseaux scolaires de référence en RCA.
Notons que les États Généraux sont une occasion de dialogue franc pour renforcer l’éducation catholique et son rôle dans le développement social et éducatif du pays.
