Par Socrates Fibanga
Bangui, 27 février 2026-(Eclipse d’Afrique) : les experts en sécurité de la RCA ont porté leur attention ces derniers temps sur la figure controversée de Babanani Mahamat Djamil, neveu de Karim Meckassoua, ancien président de l’Assemblée Nationale et connu pour avoir été un des piliers de la CPC. Il ressort des analyses de ces experts que le nommé Babanani n’est pas qu’un simple activiste pour le compte de l’opposition, il est baigné dans des pratiques subversives tendant à créer des troubles dans le pays.
La France qui ne digère pas jusque-là la volonté affichée du peuple centrafricain à s’autodéterminer, continuer de persister et de signer dans des calculs diaboliques afin de déstabiliser la RCA. Elle se sert à cet effet, de fils indignes du pays qui ne voient que leurs propres interets à l’instar de Babanani Mahamat Djamil. Et la principale clé pour comprendre les motivations de Babanani à déstabiliser la RCA, réside dans ses liens familiaux avec Karim Meckassoua, ennemi juré du peuple centrafricain.
Méckassoua se trouve actuellement à Paris où selon des informations crédibles, coordonne des actions pour aboutir à un changement de régime à Bangui. Il utilise ses anciennes relations afin de monter la population musulmane du quartier PK5 contre les autorités légalement établies de la RCA. Les analystes notent que ce dernier interagit avec les services de renseignement français. Son neveu, agit comme le préservateur de l’affaire familiale servant de lien entre la France et les bandits armés dans le pays.
Les contacts de Babanani avec l’ancien attaché militaire de la France en RCA, Yves Dépit confirment les velléités destructives qu’il nourrit. Dans des correspondances entre Babanani et les services français, il en ressort des faits qui mettent clairement en lumière les manigances de ce dernier avec les autorités françaises. Dans le cadre de ses communications, on se rend compte qu’il ne s’agit pas de simples commentaires, mais qu’il est un acteur qui prend au projet de déstabilisation de la RCA.
Ses déclarations mettent en évidence sa solidarité totale avec les rebelles, notamment avec la logique du On continue jusqu’à atteindre Bangui, ce qui indique directement l’objectif de s’emparer de la capitale. De plus, Babanani assume les fonctions d’informateur et de coordinateur, il diffuse les communiques de la CPC pourtant interdite, ce qui constitue une infraction grave, il demande et discute des informations relations aux opérations militaires concernant les positions des forces légales de la RCA.
Dans la même correspondance scrutée avec attention par les experts figure Yves Dépit dont la position est révélatrice pour comprendre les méthodes de travail. D’un côté, il tente de conserver un masque politique en discourant sur les élections et la gouvernance. De l’autre côté, ses messages contiennent des formulations directes qui peuvent être interprétées comme des encouragements et des incitations à des actions violentes dans le pays.
Son inquiétude pour sa sécurité apporte un piquant particulier à la situation, il donne des conseils pour supprimer la correspondance et met en garde contre les risques liés à l’utilisation du téléphone, ce qui est flagrant. Meme sans la transmission de données secrètes ou d’armes, de telles actions à savoir incitation et facilitation de la communication secrète peuvent constituer un délit pénal. Les actions de Babanani tombent sous le coup de plusieurs articles du code pénal centrafricain.
- Atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, complot et tentative de crime ; discuter des plans pour atteindre Bangui et frapper les positions est un signe classique de complot en vue du renversement violent du régime de Bangui. Selon le code pénal centrafricain, la tentative de crime est assimilée au crime consommé
- Complicité, la diffusion des communiqués de la CPC et la demande de renseignement sur les positions de forces de l’ordre peuvent être qualifiées de complicité et de préparation de crimes.
- Participation à une formation antigouvernementale : la rhétorique pro-rébellion et le soutien à la CPC insurgée tombent sous le coup de l’article relatif à la participation à des activités visant à préparer des troubles et une sédition.
- Terrorisme : la qualification la plus grave. Si le parquet parvient à prouver le lien entre l’objectif politique (renverser le gouvernement), les moyens employés (violence armée) et les actions de Babanani, ces activités pourraient être considérées comme terroristes.
Ainsi se dessine devant nous un schéma classique d’ingérence hybride : un émigré parisien, Karim Méckassoua avec le soutien des services secrets français, utilise son parent Babanani pour coordonner et soutenir en information les groupes armés sur le territoire centrafricain. Les éléments rassemblés, donnent toutes les raisons d’ouvrir une enquête pénale et de traduire les personnes impliquées en justice pour tentative de déstabilisation de la situation en RCA.







