Par Prince Bouanga
Bangui, 17 février 2026-(Eclipse d’Afrique) : sous le leadership des évêques catholiques de Centrafrique, les états généraux de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC) à la lumière du Pacte Educatif Africain se sont ouverts ce lundi 16 février à Bangui. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre d’état à l’éducation nationale qui représentait le gouvernement centrafricain.
C’est autour thème : « Eduquer : un appel à innover, servir et transformer » que les acteurs et les partenaires qui interviennent dans l’enseignement catholique dans le pays ainsi que le gouvernement se sont réunis pour le lancement officiel des états généraux de l’ECAC. Durant 6 jours, occasion sera donnée de revoir de fond en comble les avancées et les défis auxquels fait face l’ECAC de surtout de proposer des réflexions pour l’adapter au contexte éducatif mondial en pleine mutation.
Ces états généraux voulus à la lumière du Pacte Educatif Africain qui est un document qui définit les orientations en ce qui concerne l’enseignement catholique en Afrique, adopté à Kinshasa en 2022 par les évêques du continent, interviennent 30ans après la signature de la convention entre l’Eglise Catholique et le gouvernement centrafricain qui décida à l’époque de faire appel à l’Eglise Catholique afin de soutenir l’Etat Centrafricain dans le domaine de l’éducation.
« Les états généraux, c’est un moment de refondation pour notre église catholique dans le domaine de l’éducation, le thème retenu Eduquer, Innovation, Service, Transformation, tout cela nous engage à faire une évaluation critique de la situation actuelle de notre enseignement, de voir comment on peut capitaliser sur les acquis parce que tout n’est pas mauvais, et comment nous pouvons nous projeter pour les années à venir » a fait savoir Monseigneur Nestor Nongo Aziagbia, évêque du diocèse de Bossangoa et président de la commission éducation catholique.
De son côté, le ministre d’état à l’éducation nationale tout en soulevant des points d’ombre dans la relation entre l’ECAC et le gouvernement, apprécie à sa juste valeur le travail essentiel que fait l’ECAC qui soutient l’Etat Centrafricain en fournissant des enseignements de qualité à des milliers de jeunes : « je voudrais d’abord saluer l’initiative qu’a prise l’ECAC pour organiser ces états généraux. Vous savez que le gouvernement a signé plusieurs conventions avec l’ECAC et la 1ère a été signée en 1994 quand le gouvernement a décidé de faire appel à l’Eglise Catholique afin qu’elle puisse l’aider dans la formation, dans l’éducation de la jeunesse centrafricaine, l’Eglise Catholique n’a pas hésité. Nous avons profité de cette occasion que nous offre l’ECAC afin d’évoquer un certain nombre de points d’ombre entre nous, partenaires. L’ECAC nous reproche aussi beaucoup de choses, j’ai écouté tout à l’heure dans les différentes allocutions qui ont été prononcées et nous aussi, gouvernement, nous reprochons également quelques manquements et c’est ça une famille. Dans une famille, il ne peut pas manquer des contradictions » a déclaré Simplice Aurelien Zingas.
Il est à rappeler pour la gouverne du public que l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique est le 2e acteur national qui intervient dans l’éducation après l’Etat. Il dispose de plus 300 écoles sur l’ensemble du territoirequi accueillent et fournissent une éducation intégrale à plus de 80000 élèves.
