Par Joseph John
Bangui, 13 mars 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Longtemps plongé dans une léthargie structurelle et administrative, le Complexe Sportif Barthélémy Boganda entame une mutation sans précédent. Sous l’impulsion déterminée du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng Wanzoumon, une stratégie de rupture est désormais en marche pour redonner au temple du sport centrafricain ses lettres de noblesse et son homologation internationale.
La première étape de cette thérapie de choc repose sur la refonte de l’ONASPORTS. En privilégiant la nomination de techniciens issus de l’office au sein de la nouvelle Direction Générale, le leadership actuel fait le pari de la compétence interne contre le clientélisme. Ce renforcement des capacités institutionnelles, couplé à un nouveau Conseil d’Administration, vise à assainir la gestion financière et patrimoniale d’une entité trop longtemps critiquée pour son opacité.
Sur le terrain, le changement est physique. La démolition progressive des installations anarchiques qui encerclaient le complexe marque la fin de l’ère de l’occupation sauvage. Ce déguerpissement n’est pas qu’une mesure esthétique : c’est un impératif de sécurité publique et une exigence non négociable de la CAF pour garantir la fluidité des accès lors des compétitions de haut niveau.
La transformation technique du site suit une feuille de route rigoureuse, articulée en trois phases critiques : L’Aménagement Partiel : Stabilisation immédiate du site et sécurisation du périmètre ; La Révision des Infrastructures : Mise à jour des systèmes électriques, des vestiaires et des aires de jeu existantes ; Le Pivot Chinois : La phase finale, fruit d’une coopération bilatérale dynamique avec la Chine, prévoit une réhabilitation totale aux normes internationales.
Au-delà du béton et de l’administration, l’enjeu est patriotique. L’objectif final est de mettre un terme à l’exil des Fauves du Bas-Oubangui. En alignant le complexe Barthélémy Boganda sur les standards mondiaux, le ministère de la Jeunesse et des Sports ne reconstruit pas seulement un stade ; il restaure la fierté d’une nation et offre à sa jeunesse un théâtre digne de son talent.
La « transformation Doneng » est lancée, et avec elle, l’espoir de voir à nouveau le drapeau centrafricain flotter lors de soirées sportives mémorables à Bangui.
