Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui 18 mars 2026 – (Éclipse d’Afrique) : À l’entame de cette 7e République, le peuple centrafricain doit comprendre que l’enjeu essentiel de bâtir un État stable et prospère ne se limite pas aux réformes institutionnelles, mais repose avant tout sur la transformation profonde du comportement des citoyens.
L’entrée dans la nouvelle République se situe souvent entre espoir et attentes d’un renouveau politique, d’une gouvernance efficace, et d’une meilleure prise en compte des préoccupations citoyennes. Pour que ces ambitions ne soient pas mises en péril, la population est appelée au civisme et au changement de mentalité, qui constituent la base de cette mutation.
En effet, une population engagée au service du développement de son pays doit être guidée par des valeurs de responsabilité, telles que le respect de la loi et des institutions républicaines, la participation active à la vie publique, et le rejet de la corruption et de la manipulation. Aucune réforme institutionnelle, quelle que soit sa portée, ne peut produire de résultats durables sans un engagement collectif; c’est pourquoi le changement de mentalité s’impose à tous les niveaux. Le peuple centrafricain doit délaisser les intérêts individuels au profit d’une vision axée sur l’intérêt général de son pays.
Par ailleurs, la question du changement de mentalité ne se limite pas aux gouvernés; les autorités doivent également montrer l’exemple par la transparence et la rigueur dans l’élaboration de chaque projet et la gestion des fonds publics. Le contexte du pays appelle chacun à la vigilance pour préserver la cohésion, la paix, et la stabilité nationale.
Il est important de noter que les débats inutiles sur des sujets infondés ne font pas avancer le pays. La réussite de cette 7e République dépendra moins des textes que des hommes et femmes appelés à changer le pays à travers des comportements responsables, car le véritable changement commence dans les mentalités, qui constituent le fondement d’un avenir collectif.
