Par : Moussa Antony Dufélien
Bangui, 18 juillet 2025 – (Eclipse d’Afrique) : Pour le président de la République, Faustin Archange TOUADÉRA, la lutte contre l’impunité ne s’obtient pas avec une baguette magique comme celle de Harry Potter, mais se construit progressivement grâce à une vision politique réelle et concrète, au-delà des clivages et des considérations politiques. Quelles sont les solutions proposées ?
Dans un contexte fragile, où plusieurs facteurs influencent le processus de paix, de justice et de lutte contre l’impunité, il est difficile de bâtir un véritable État de droit. Faustin Archange TOUADERA s’efforce parfois de concilier la paix, la justice et la lutte contre l’impunité pour établir un véritable État de droit.
La réforme du secteur judiciaire
Conscient des enjeux de la paix, de la justice, de la bonne gouvernance et de l’instauration de l’État de droit, la réforme du secteur judiciaire constitue un élément fondamental pour bâtir un État de droit respectueux des valeurs et principes de la démocratie, capable de lutter contre l’impunité. N’est-il pas nécessaire d’avoir une fondation pour bâtir une maison solide ? À travers sa vision politique, le chef de l’État a voulu reconstruire tout le système judiciaire. En partant de la fondation : les tribunaux, les murs : les cadres judiciaires, et le toit : la gouvernance responsable et l’État de droit.
La reconstruction des cours et tribunaux et leur extension
Grâce à la volonté politique de Faustin Archange TOUADERA et avec le soutien de la MINUSCA, une dizaine de tribunaux et de cours ont été reconstruits pour constituer une base et une assise pour une justice sociale responsable. Par ailleurs, l’extension progressive des juridictions judiciaires et administratives traduit une avancée concrète vers la matérialisation de la vision présidentielle de l’impunité zéro.
La formation des cadres judiciaires
Pour renforcer le système judiciaire, il faut des hommes de justice pour appliquer la loi sur toute l’étendue du territoire. C’est ainsi que, grâce à sa vision politique, le Chef de l’État a facilité la formation de nouveaux magistrats et d’autres agents du corps judiciaire, comme les greffiers et les agents pénitentiaires. Le 11 juillet 2025, à Bangui, 63 magistrats, dont quatre femmes, ont prêté serment, marquant leur entrée officielle dans le corps de la magistrature de l’ordre judiciaire. Leur intégration et nomination dans les cours et tribunaux de la République, notamment dans les villes des provinces, constituent une étape importante pour la réforme du secteur judiciaire.
La condamnation des auteurs de crimes graves
Enfin, déjà à Bangui, la cour pénale spéciale a rendu quelques décisions relatives à certains crimes graves. Les affaires Koundjili et Lemouna, ainsi que les affaires Ndele 1 et Ndele, illustrent parfaitement que la vision de l’impunité zéro prônée par le président de la République Faustin Archange TOUADÉRA est effective. De plus, contrairement aux dernières décennies, des sessions criminelles se tiennent à Bangui ainsi que dans certaines juridictions des villes des provinces.
Tout cela montre que la vision politique du Chef de l’État de l’impunité zéro n’est pas une simple théorie ou un vain mot. C’est une véritable graine enfouie au cœur de la République, qui commence déjà à germer.
