Par : Antony Dufélien Moussa.
Bangui 10 septembre 2025 – (Éclipse d’Afrique) : L’association Tous Contre la Drepanocytose en RCA en partenariat avec l’ONG Avocat Sans Frontière clôture ce jour mercredi 10 septembre 2025 a CIDEL dans l’enceinte de l’université de Bangui, la longue session de sensibilisation des étudiants sur le problème des violences sexuelles en milieu universitaire et scolaire ainsi que les droits humains débutée depuis le 28 juillet dernier.
Pendant plus d’un mois, des centaines des étudiants et élèves de différents établissements universitaires et instituts dans la ville de Bangui ont été édifié sur les fondamentaux sur violences sexuelles et les droits humains en milieu universitaire. L’objectif de cette session consiste d’une part à interpeller les consciences sur les conséquences de ce phénomène social sur la vie des jeunes. Nicephore GOLET-BOGANDA chargé deprogramme dans le consortium des associations des défenseurs des droits de l’homme explique pourquoi cette session de sensibilisation et son importance : << Nous en tant que défenseurs des droits humains nous nous sommes rendus compte que le taux de fréquentation des jeunes filles dans les universités est en régression. Et on a essayé d’identifier deux causes prioritaires qui sont là pauvreté et les violences sexuelles en milieu universitaire raison pour laquelle on s’est dit qu’en tant que défenseurs des droits humains il faut s’attaquer à ce fléau voilà pourquoi nous avons conçu ce projet et grâce à l’appuis d’un partenaire technique qui est avocat sans frontière pour nous accompagner dans cette lutte >>. Affirme-t-il.
<< Et bien nos attentes consiste à la rupture dans le cadre de la peur de dénoncer. Car le plus souvent les victimes au milieu universitaire de ce fléau se tuent c’est pourquoi ces actions continuent. Et donc nous voulons briser la peur de ces filles là victimes de dénoncer. Et aussi il faudrait que les enseignants eux aussi essaient de changer leurs comportements pour qu’on élève un peu le taux de fréquentation des jeunes filles dans les milieux universitaire >>. Conclu-t-il.
Pour mademoiselle Nguitongo FrançoisVan étudiant en deuxième année de droit…. cette session de sensibilisation lui a non seulement ouvert les yeux sur ses droits, mais aussi lui a donné beaucoup d’arme pour se défendre et défendre ses frères et sœurs victimes de ce phénomène : << grâce à cette séance de sensibilisation, nous avons appris ce que c’est que les violences sexuelles en milieu universitaire, et lorsqu’il y’a un cas de violation nous avons devons les dénoncer et lutter contre cela grâce aux différents services entre autres les services d’écoute, légaux, médicaux, d’accompagnement qui permettent d’aider les victimes. Si cela se reproduit encore au milieu universitaire nous avons les services, nous avons les associations vers lesquels nous pouvons les dénoncer pour qu’il ait la réparation du préjudice causé à l’égard de la victime >>. Declare-t-il.
Notons que plusieurs recommandations et perspectives ont été proposées pour lutter contre ce fléau à travers la mis en place d’un cadre propice de sensibilisation mais surtout de défense des droits des étudiants et élèves victimes de toutes ces formes de violences sexuelles.
