Par Socrates Fibanga
Bangui, 5 novembre 2025-(Eclipse d’Afrique) : même si une partie de l’opinion nationale se réjouit de la condamnation à 10ans d’emprisonnement de Joseph Figueira accusé finalement de 2 chefs d’accusation, ce qui est une 1ere dans l’histoire de la justice centrafricaine de condamner un européen, nombreux sont les autres Centrafricains qui estiment que c’est une peine trop clémente pour l’accusé dont les faits qui lui ont reprochés par la Justice sont d’une extrême gravité.
C’est un sentiment mitigé que partagent nombre de Centrafricains qui ont suivi de bout en bout en bout le procès du belgo-portugais Joseph Figueira dont le verdict a été donné ce 4 novembre par la cour d’appel de Bangui. Selon eux, la peine de 10 ans d’emprisonnement avec des circonstances atténuantes et 50millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, est trop clémente et arrange l’accusé au vu de la gravité des 6 chefs d’accusation portés contre lui et dont 2 seulement ont été retenus par la cour.
Tout en félicitant la cour d’avoir tenu ce procès malgré les tentatives d’intimidation et d’ingérence de certaines puissances occidentales dans son déroulé et d’avoir fait preuve de neutralité, l’opinion nationale aurait voulu que Figueira soit puni en mesure des fautes qu’il a commises. La soif de justice des populations centrafricaines, principales victimes des agissements criminels d’individus venus sur son sol sous prétexte de les aider, reste non étanchée.
« S’il est vrai que la cour est à féliciter pour son courage et sa détermination à juger un sujet européen en dépit des pressions qu’elle a subies depuis l’arrestation de Figueira, nous restons quant même sur notre soif. La sentence prononcée contre lui est trop clément et n’est pas à la mesure des fats qui lui sont reprochés. Je ne comprends pas pourquoi la cour a acquitté l’accusé des 4 autres chefs d’accusation pour ne retenir que 2. Je trouve fondées et suffisantes les preuves qui ont été apportées par le procureur général et qui devraient contribuer à prouver sa culpabilité pour les autres chefs d’accusation non retenus contre lui » a fait savoir un des participants à ce procès.
Il estime par ailleurs que la stratégie du silence adoptée par la défense de l’accusé par rapport aux enregistrements du téléphone de ce dernier a été payant. Si les audios avaient été écoutés et débattus entre les différentes parties du procès, la culpabilité de Figueira aurait été établie clairement.
