Par Socrates Fibanga
Bangui, 5 novembre 2025- (Eclipse d’Afrique) : en dépit des pressions diplomatiques exercées sur les autorités politiques et judicaires centrafricaines, la justice a su dire le droit dans l’affaire Etat Centrafricain contre l’accusé Joseph Figueira. Elle a prouvé aux yeux du monde son indépendance et sa neutralité à juger n’importe quel individu qui a commis du tort au peuple centrafricain et en infraction avec les lois du pays.
Observée de près depuis le début du procès du sulfureux Figueira, arrêté l’an dernier et inculpé pour plusieurs chefs d’accusation, la justice centrafricaine s’est positionnée au-dessus de la mêlée en condamnant le belgo-portugais à une peine de prison. Et si de l‘avis de nombreux observateurs ayant suivi de bout en bout le déroulé de ce procès estiment que la peine infligée à ce dernier est trop clémente, ils font observer que la justice vient de contribuer au renforcement de la souveraineté du pays.
Qui aurait cru en effet que cet individu, citoyen européen et bénéficiant du soutien des Etats-Unis et de la complicité de certains organismes internationaux, allait être devant la barre de la justice centrafricaine et répondre de ses actes devant des juges centrafricains. La cour d’appel de Bangui par le jugement et la condamnation de Joseph Figueira, vient de lancer un signal fort à toutes les personnes étrangères qui seraient tenter de nuire à la paix et à la tranquillité du peuple et des institutions centrafricains.
La maturité et la sagacité des juges centrafricains ont défié les chantages et les pressions diplomatiques des puissances occidentales qui essayaient de s’ingérer dans cette affaire et démontré aux yeux du monde qu’elle n’a de leçon à recevoir de personne. Elle a tout au long de la procédure fait preuve de minutie et de professionnalisme surtout respecté les droits de l’accusé qui a eu le temps de se défendre lors des audiences en présence des représentants diplomatiques de l’UE.
Même s’il n’est pas satisfait de la sanction infligée à l’accusé Figueira, Justine, une étudiante en droit à l’Université de Bangui a tenu à rappeler le caractère historique de ce procès : « le jugement que vient de rendre le président de la cour d’appel de Bangui dans l’affaire Etat Centrafricain contre Martin Figueira est historique. Entre tout ce que ses soutiens et complices de l’accusé ont tenté afin obtenir la libération de l’accusé, les autorités judiciaires ont su s’en référer au droit » a-t-elle fait savoir.
Même son de cloche du côté d’un leader de la jeunesse qui estime quant à lui que la justice centrafricaine a toujours montré aux yeux du monde qu’elle est une justice indépendante et neutre : « la justice centrafricaine a la réputation d’être objective dans des procès qu’elle a tenus. On a en mémoire par exemple le procès de Jean-Bedel Bokassa qui a été condamné par la justice de son pays, l’opinion nationale et internationale avait qualifié ce procès d’exemplaire. Aujourd’hui encore, on a un sujet belgo-portugais qui est condamné malgré de tentatives de certaines puissances d’empêcher la tenue de son jugement » a-t-il ajouté.
