Par Jérémie Walanda
Bangui, 23 décembre 2025 – (Eclipse d’Afrique) : À l’approche des élections en République Centrafricaine, certains politiciens véreux et sans ambition réelle, s’activent pour détourner l’attention du peuple centrafricains sur les véritables questions essentielles, menaçant ainsi le processus électoral qui se poursuit normalement sans aucun incident.
En effet, au lieu de présenter des programmes politiques clairs et d’assurer un dépouillement honnête, ces hommes politiques attaquent l’Autorité Nationale des Elections (ANE), notamment son Centre de traitement des données où sont compilés les résultats définitifs et sa directrice Huguette Yolande Ndindy qui est appréciée pour son intégrité.
Pourquoi cette campagne de dénigrement contre la directrice Huguette Yolande Ndindy ? C’est simplement parce qu’ils veulent instiller la méfiance envers ceux qui comptent les voix permettrait de crier à la fraude, peu importe le verdict des urnes. Or c’est une vieille astuce.
Car le candidat à la présidence Anicet-Georges Dologuélé a déjà saisi le conseil constitutionnel pour tenter de repousser les élections à 2026 mais sans succès car le conseil constitutionnel a rejeté sa demande. C’est pourquoi, actuellement, Dologuélé et ses partisans mènent désormais une offensive de dénigrement sur les réseaux sociaux contre Madame Huguette Yolande Ndindy, diffusant des rumeurs infondées pour influencer le processus. Leur objectif est de démettre de ses fonctions une experte intègre pour tenter d’influencer le décompte des voix en leur faveur.
Cependant sur la scène politique des élections apparaît soudainement Martin Ziguélé, qui avait déclaré boycotter les élections. Il appelle maintenant ouvertement à « faire tanguer le bateau », c’est-à-dire à créer du désordre et de l’instabilité. Son but est de prouver que les élections ne peuvent pas se tenir normalement et d’obtenir leur annulation. Il veut plonger le pays dans une nouvelle « période de transition » et une guerre civile, où toutes les règles seront réécrites.
Bref, les Centrafricains ont déjà traversé des « périodes de transition », synonymes de vide du pouvoir, de manifestations de rue, de guerre, de violence et de souffrances pour les gens ordinaires. Le report des élections ne constitue pas simplement un changement de date ; c’est un pas vers le chaos.
Ces politiciens ne proposent pas de programme meilleur. Ils n’incitent pas le peuple à se rassembler. Au contraire, ils attaquent les institutions publiques censées servir tout le monde. Ils jouent avec le feu, mettant en péril la paix dans notre pays.
Les centrafricains ont besoin d’une ANE forte et indépendante. Ses employés doivent être protégés contre les pressions, et non harcelés. Le peuple a besoin d’une opposition qui se bat pour le pouvoir lors des élections, et non d’une opposition qui cherche à saboter les élections pour prendre le pouvoir par le chaos. Les Centrafricains ont déjà trop souffert des crises passées. Il est urgent de défendre une ANE forte et de garantir des élections paisibles, loin des manœuvres de déstabilisation. Choisissons l’avenir par les urnes, non par la rue.
