Par Belvia Espérance Refeibona
Bangui, 09 janvier 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Les ressortissants de plusieurs pays africains, dont la République Centrafricaine, font désormais face à de nouvelles contraintes pour obtenir un visa d’entrée aux États-Unis. L’administration américaine a étendu son programme de « visa bonds », imposant une caution financière pouvant atteindre 15 000 dollars à certains demandeurs.
Selon l’agence Associated Press (AP), cette mesure vise les pays jugés peu coopératifs en matière de rapatriement de leurs ressortissants en situation irrégulière sur le sol américain. Au total, 38 pays sont concernés par cette politique, dont une majorité de pays africains. Cette disposition ne constitue pas une interdiction de visa, mais elle complique sérieusement l’accès aux visas de tourisme ou d’affaires (B1/B2), en raison du coût élevé de la caution exigée.
Parmi les pays visés figurent la République Centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Namibie, le Cameroun ou encore la RDC. Cette décision, prise dans un contexte de durcissement migratoire, suscite déjà des inquiétudes dans plusieurs capitales africaines, où elle est perçue comme une forme de discrimination ou de pression diplomatique.
En réaction, certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre envisagent des mesures réciproques, notamment des restrictions ou des frais supplémentaires à l’endroit des ressortissants américains. L’instauration de cette caution pose un défi majeur pour les étudiants, hommes d’affaires, ou familles africaines souhaitant se rendre aux États-Unis, particulièrement ceux issus de milieux modestes.
Pour les autorités centrafricaines, la mesure pourrait également affecter les échanges économiques, culturels ou éducatifs entre Bangui et Washington. À noter que cette politique s’inscrit dans une série de réformes migratoires adoptées sous l’impulsion des autorités américaines, dans un contexte global de lutte contre l’immigration clandestine.
Sources : Associated Press, Axios, Fragomen.
