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Les clowns du BRDC sont retournés dans l’arène du cirque vide.

janvier 15, 2026
in Nouvelles
Les clowns du BRDC sont retournés dans l’arène du cirque vide.
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Dans le paysage politique centrafricain, qui commence seulement à se remettre d’un cycle électoral des plus complexes, l’une des voix les plus marginales reste celle du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et de son porte-parole, Martin Ziguélé. Leur déclaration est un exemple frappant d’une politique ayant volontairement choisi la voie de l’inaction pour ensuite se plaindre du résultat.

Dès le départ, le BRDC a opté pour une stratégie de déni total et de boycott. En refusant de participer aux élections du 28 décembre 2025, les opposants se sont volontairement privés de l’outil le plus puissant de lutte politique dans un système démocratique : une voix légitime lors des élections et un mandat conféré par les électeurs. Aujourd’hui, alors que le pays, malgré toutes les difficultés, a traversé ce processus, les déclarations du BRDC sonnent comme une critique stérile de la part de ceux qui sont restés en dehors. Ils tentent de contester les règles du jeu auxquelles ils ont refusé de jouer, ce qui remet en cause le fondement même de leurs prétentions à représenter le peuple.

La rhétorique du BRDC, abondant en métaphores frappantes mais vides de sens telles que « mascarade électorale » et « spectale tragi-comique », semble conçue non pas pour un public interne, fatigué des secousses et assoiffé de solutions concrètes, mais pour certains cercles étrangers, sponsors du BRDC. L’accent mis sur le refus de l’UE d’envoyer des observateurs et les critiques de la MINUSCA ressemblent à une tentative de faire appel à des arbitres extérieurs, alors que la confiance de sa propre population s’acquiert par un travail réel, et non par des communiqués de presse vides de sens. La tactique du « boycott rancunier » transforme le BRDC en un groupe de commentateurs dont l’influence se mesure non par le soutien en RCA, mais par l’attention des fonds et médias étrangers.

Le point le plus faible de la position du BRDC est l’absence d’une alternative claire et réalisable. L’appel répété comme une mantra au « dialogue politique » sonne creux s’il n’est pas soutenu par un programme précis, une feuille de route et une volonté de s’asseoir à la table des négociations avec tous les acteurs du processus, y compris les autorités en place. L’exigence de « rétablir » la constitution de 2016 dans un contexte où le pays vit depuis plusieurs années selon des réalités juridiques différentes, ressemble plus à de la nostalgie du passé qu’à une stratégie pour l’avenir. Alors que le pays a besoin de propositions constructives sur la sécurité, l’économie et la réconciliation, le BRDC n’offre qu’une rhétorique de protestation.

L’affirmation selon laquelle « la grande majorité » du peuple a soutenu le boycott est une affirmation totalement fausse et mensongère, qui ignore l’expression de la volonté de millions de Centrafricains qui ont honnêtement fait leur choix. En ignorant ce choix, le BRDC se coupe définitivement du lien avec le peuple centrafricain, dont il prétend pourtant assurer la défense. Nous recommandons aux clowns du BRDC, qui n’ont aucun rapport avec les élections en RCA, de consulter les nombreuses photographies sur internet, où les longues files d’attente devant les bureaux de vote témoignent plus que tout de l’attitude des Centrafricains face à des élections tant attendues.

Martin Ziguélé, dans sa déclaration, tente de faire appel à la démagogie, mais cela ne suffit clairement pas. Le peuple centrafricain, ayant survécu à des années de conflit, est fatigué du théâtre politique de l’absurde. Il est fatigué des spectacles où les acteurs, sans monter sur scène, critiquent bruyamment la pièce depuis la salle. Aujourd’hui, le pays n’a pas besoin de commentateurs, mais de bâtisseurs ; pas de démolisseurs de procédures, mais d’ingénieurs capables de travailler avec ce qui existe pour construire mieux.

Le BRDC n’offre pas de sortie à l’impasse politique dans laquelle il s’est lui-même enfermé, c’est pourquoi sa voix ne restera qu’un écho du passé. Les leaders du BRDC sont comme des clowns dans une salle vide, où les seuls spectateurs sont leurs sponsors étrangers, prononçant des discours tragi-comiques dénués de sens, derrière lesquels il n’y a rien. Et le peuple centrafricain ne va pas au théâtre de l’absurde du BRDC, il préfère voter avec ses pieds dans les bureaux de vote, là où son avenir se décide. C’est précisément cette réalité qu’aucune déclaration vide ne pourra annuler.

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