Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, 10 mars 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, a procédé ce mardi 10 mars à Bangui au lancement officiel des travaux du Groupe Technique de Coordination Sectorielle de l’Éducation (GTCSE). Ce groupe vise à renforcer la coordination entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers pour améliorer l’efficacité des interventions dans le secteur éducatif.
En présence des membres du cabinet du ministère, des responsables des organisations nationales et internationales et des partenaires, le ministre a salué l’engagement des acteurs soutenant constamment le développement du système éducatif en Centrafrique. Selon lui, leur contribution est essentielle pour relever les défis auxquels l’éducation continue de faire face dans le pays.
Dans son intervention, le ministre d’État a souligné que la mise en œuvre du groupe technique marque un engagement gouvernemental, sous l’impulsion du président Faustin Archange Touadéra, à réformer le secteur éducatif. Ces efforts s’appuient sur le Plan National de Développement 2024-2028 et le Plan Sectoriel de l’Éducation 2020-2029.
Malgré les avancées grâce à la collaboration entre l’État et ses partenaires, le ministre a reconnu que de nombreux défis persistent, comme le manque d’infrastructures scolaires adaptées.
« La question enseignante demeure un enjeu majeur, qu’il s’agisse du recrutement, de la formation initiale ou continue ou de la motivation des enseignants. L’accès à l’éducation reste parfois limité pour certains groupes d’enfants, notamment ceux vivant en milieu rural, dans des zones autrefois affectées par l’insécurité ou en situation de handicap. » a-t-il déclaré.
À cela s’ajoute l’absence d’un dispositif national solide d’évaluation des acquis scolaires, essentiel pour améliorer le pilotage du système éducatif. Le GTCSE vise à être un espace opérationnel de concertation, permettant d’améliorer la circulation de l’information, d’assurer un meilleur alignement sur les priorités et d’identifier les synergies possibles.
Selon Aurélien Simplice Zingas, ce cadre facilitera le partage d’informations sur les programmes en cours dans les différentes régions et encouragera l’utilisation d’outils communs. Il aidera ainsi à identifier rapidement les obstacles administratifs ou logistiques freinant la mise en place de projets éducatifs.
En conclusion, Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas a exprimé le souhait que ce groupe technique devienne un espace de travail pragmatique et efficace, capable de produire des résultats concrets pour les enfants centrafricains.
