Par Belvia Espérance
Bangui, 14 mars 2026 – (Éclipse d’Afrique) : Le gouvernement centrafricain a tenu, le 13 mars 2026 à Bangui, la première réunion du Comité interministériel chargé du suivi du Plan sectoriel de l’éducation 2020-2029. La rencontre a été présidée par le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Aurélien‑Simplice Kongbelet‑Zingas.
Dans son allocution d’ouverture, le membre du gouvernement a rappelé que ce plan constitue aujourd’hui le principal cadre stratégique pour la reconstruction et la transformation progressive du système éducatif en République centrafricaine. Il s’inscrit, selon lui, dans la vision portée par le président de la République, Faustin‑Archange Touadéra, visant à renforcer le capital humain du pays et à soutenir durablement le développement national.
Le ministre a souligné que le système éducatif centrafricain évolue dans un contexte marqué par plusieurs défis, notamment les effets des crises sécuritaires, les déplacements de populations et les contraintes budgétaires auxquelles l’État demeure confronté. Face à cette situation, le gouvernement entend garantir à chaque enfant un accès effectif à une éducation inclusive, équitable et de qualité.
Le Plan sectoriel de l’éducation repose ainsi sur plusieurs priorités. La première vise l’amélioration de l’accès et de l’équité à l’éducation à travers la construction d’infrastructures scolaires, la réduction des disparités entre les régions et la prise en charge des enfants vulnérables encore en dehors du système éducatif.
La deuxième priorité concerne l’amélioration de la qualité des apprentissages, notamment par la professionnalisation progressive du corps enseignant, le renforcement de la formation initiale et continue ainsi que la mise à disposition de manuels et de supports pédagogiques adaptés.
La troisième orientation porte sur le renforcement de la gouvernance du système éducatif. Il s’agit notamment d’améliorer la planification sectorielle, la gestion des ressources humaines, le suivi des performances et les mécanismes de financement du secteur.
Par ailleurs, une attention particulière sera accordée à la résilience du système éducatif afin d’assurer la continuité de l’enseignement même en période de crise ou d’urgence.
Pour le ministre d’État, la réussite de ces réformes nécessite une mobilisation de l’ensemble des départements ministériels concernés, notamment en matière de financement, de gestion de la fonction publique enseignante, de construction des infrastructures scolaires, de formation professionnelle ou encore de développement du numérique éducatif.
La création de ce Comité interministériel vise justement à renforcer la coordination entre les différentes institutions gouvernementales et à assurer un pilotage stratégique du Plan sectoriel de l’éducation. Cette instance permettra également d’évaluer régulièrement les progrès réalisés et de lever les éventuelles contraintes institutionnelles ou budgétaires.
Le gouvernement espère ainsi renforcer la cohérence de ses politiques éducatives et consolider le dialogue avec les partenaires techniques et financiers qui soutiennent les investissements dans le secteur.
À l’issue de son intervention, Aurélien‑Simplice Kongbelet‑Zingas a officiellement déclaré ouverts les travaux de cette première réunion du Comité interministériel du Plan sectoriel de l’éducation 2020-2029.
