Lu pour Vous
Bangui, 7 avril 2026- (Eclipse d’Afrique) : dans un contexte marqué par l’émoi suscité par l’affaire Gilles Gouandjika, le ministère de la promotion du genre, de la protection de la famille et de l’enfant a réitéré sa disponibilité à accompagner les femmes et à défendre leurs droits. Cette position a été exprimée par la ministre, Marthe Augustine Kirimat, lors d’une rencontre avec des leaders femmes, organisée ce mardi à Bangui.
Une mobilisation institutionnelle face à une affaire sensible
Réunissant plusieurs figures influentes du mouvement féminin, cette rencontre s’inscrit dans une volonté d’apaisement et de dialogue, alors que l’affaire continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique et sur les réseaux sociaux.
Prenant la parole, la ministre a tenu à rassurer ses interlocutrices quant à l’engagement de son département à rester à l’écoute des préoccupations des femmes, tout en veillant au respect de leur dignité et de leurs droits.
« Le ministère reste disponible pour accompagner toutes les initiatives visant à protéger la femme et à promouvoir ses droits » a-t-elle souligné, appelant à une gestion responsable et apaisée de cette affaire.
Renforcer la concertation avec les femmes leaders
Au-delà de la réaction à une actualité brûlante, cette rencontre a permis de consolider le cadre de concertation entre les autorités publiques et les organisations féminines. Les échanges ont porté sur les mécanismes de protection des femmes, la lutte contre les discours jugés dégradants ainsi que le rôle des leaders communautaires dans la sensibilisation.
Les participantes ont, pour leur part, insisté sur la nécessité d’une réponse ferme face aux atteintes à l’image de la femme, tout en plaidant pour des actions concrètes en matière d’éducation, de prévention et de responsabilisation.
Un signal politique en faveur de la protection des femmes
A travers cette prise de position, Marthe Augustine Kirimat entend affirmer le rôle central de son ministère dans la gestion des questions liées au genre, dans un contexte où les attentes sociales sont de plus en plus fortes. Cette démarche s’inscrit également dans une dynamique plus large de promotion de l’égalité et de renforcement de la cohésion sociale, dans un pays confronté à de multiples défis.
Alors que l’affaire Gilles Gouandjika continue de susciter réactions et interrogations, les autorités misent désormais sur le dialogue et la mobilisation collective pour prévenir toute dérive et promouvoir un climat de respect mutuel au sein de la société centrafricaine.
