Alors qu’il avait choisi le bon côté en s’alignant derrière le Président Touadera après l’élection de ce dernier en 2016, Martin Ziguélé en changeant de camp pour se ranger du côté de l’opposition stérile, va laisser passer sa dernière chance de se blanchir aux yeux des Centrafricains qui lui reprochent de multiples maux qui minent la RCA.
A bien des égards, Martin Ziguélé apparait comme un simulacre de ce qu’il a été, un fantôme de ce qu’il aurait dû être ou incarner actuellement s’il n’avait pas opté de trahir le Président Touadera. Pour la plupart des Centrafricains, qui ne croient plus en l’opposition actuelle, Martin Ziguélé incarne avec ses pairs du BRDC, le mal centrafricain qui ne saurait durer dans la 7e République.
Il est très net qu’avec l’avènement de la 7e République, celle de tous les espoirs des Centrafricains, ce dernier qui continue de s’agiter sur les ondes et les réseaux sociaux, est scruté de près et le peuple de plus en plus jaloux de sa souveraineté, ne tolèrera pas de bavure venant de lui. Avec les divisions qu’il a causées au sein du MLPC, son retrait de la scène politique est vivement attendu.
« Les opposants politiques d’aujourd’hui, c’est un peu l’éléphant dans un magasin de porcelaine, ils cassent tout sur leur passage. Marin Ziguélé et ses pairs disent une chose les jours pairs et en prennent le contrepied les jours impairs. Les opposants politiques donnent l’impression des hommes en guerre contre la RCA et parfois contre leur propre camp politique. Les divisions internes, les ruptures stratégiques, les querelles d’égo et les postures radicales finissent par brouiller leur message » a fait remarquer un leader d’opinion.
Au village, on aurait mordicus affirmé qu’il est de ceux qui la nuit, ensorcèlent tout le monde pour se présenter comme un saint en journée. Il est comme un pyromane qui joue au sapeur-pompier après avoir crée un incendie. Son bilan aux côtés du Président Patassé, ses affinités avec les ennemis de la République sont connues de tous les Centrafricains.
Or, une figure d’Etat ne se mesure pas seulement à des combats passés, mais à sa capacité à transmettre, à apaiser, à préparer l’avenir. Au soir de leur vie, cet opposant montre aux yeux du monde qu’il n’est plus, il n’a jamais eu cette envergure des hommes d’état capables de forger et de marquer leur histoire.
