Le lundi 26 mai 2025, le ministre centrafricain de l’Élevage et de la Santé animale, Hassane Bouba, a poursuivi sa mission de travail en Russie, se rendant cette fois dans la ville de Vladimir. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’échanges diplomatiques s’inscrivant dans les efforts du président Faustin Archange Touadera pour revitaliser le secteur de l’élevage en Centrafrique.
La délégation centrafricaine a eu l’opportunité d’explorer plusieurs sites dédiés à l’exploitation et au développement animalier. Après un séjour à Saint-Pétersbourg, les représentants centrafricains se sont dirigés vers le Centre de médecine animale ARRIAH, géré par le ministère russe de l’Agriculture. Ce centre, reconnu pour son expertise, se spécialise dans la médecine vétérinaire, l’abattage et la production laitière. Également, il a exprimé son ambition d’étendre ses activités en Afrique, en particulier en Centrafrique, en offrant un soutien technologique et logistique au développement du secteur animal.
La visite a également inclus un passage au musée de Vladimir, où le ministre Bouba a signé le livre d’or, soulignant l’importance symbolique de cette coopération. Lors de cet événement, il a remis un tableau représentant le président centrafricain aux autorités russes, marquant ainsi un geste fort de collaboration entre les deux nations.
Un des moments significatifs de cette mission a été la visite d’un centre de transformation animale, axé sur des pratiques telles que l’incinération et l’insémination artificielle. Ce site se distingue par ses équipements modernes de transformation laitière, avec la production de divers produits dérivés du lait.
À l’issue de ces échanges, plusieurs protocoles d’accord ont été signés, ouvrant la voie à un partenariat stratégique entre la Centrafrique et la Russie. Le ministre Hassane Bouba a exprimé sa satisfaction face à ces avancées : « Ce partenariat prometteur permettra de donner une nouvelle impulsion au secteur de l’élevage en Centrafrique, longtemps marginalisé. »
Le secteur de l’élevage, souvent perçu comme un vecteur d’insécurité en raison des conflits entre agriculteurs et éleveurs, est désormais au cœur de la stratégie gouvernementale. Avec l’appui de partenaires internationaux, la République Centrafricaine ambitionne de transformer ce domaine en un levier de développement économique durable.
