Par Belvia Espérance
Bangui, 30 avril 2026 – (Eclipse d’Afrique) : En visitant le Musée Barthélemy Boganda récemment réhabilité à Bangui, le Président Faustin-Archange Touadéra a mis en lumière l’importance des lieux de mémoire dans la construction d’une identité nationale. Au-delà de la rénovation physique, c’est la place du patrimoine culturel dans le développement du pays qui se trouve au cœur des enjeux.
Un symbole fort de l’histoire centrafricaine remis en lumièreLe Musée Musée Barthélemy Boganda, dédié à la mémoire du père fondateur Barthélemy Boganda, a reçu, ce mardi 28 avril 2026, la visite du Chef de l’État. La réhabilitation de cet édifice, financée par BGFI Bank, vise à redonner à ce lieu emblématique son rôle central dans la transmission de l’histoire nationale. Pour les autorités comme pour les partenaires, il s’agit d’un premier pas vers la valorisation d’un patrimoine longtemps fragilisé.
Le musée, pilier de la mémoire collective
Dans tout pays, un musée ne se limite pas à un espace d’exposition. Il constitue un outil de conservation, d’éducation et de transmission. À travers ses collections et ses archives, le Musée Barthélemy Boganda permet de : préserver les traces du passé politique et culturel ; transmettre aux jeunes générations les fondements de la nation ; renforcer le sentiment d’appartenance et d’unité nationale. Dans un contexte comme celui de la République centrafricaine, marqué par des crises successives, ces lieux jouent un rôle essentiel dans la reconstruction du tissu social.
Un engagement encore partiel, mais porteur d’espoir
Selon le Directeur général de BGFI Bank en Centrafrique, Hervé Kogboma Yogo, cette initiative s’inscrit dans une volonté d’aller au-delà des activités bancaires pour soutenir des projets à forte portée sociale et culturelle. Toutefois, la réhabilitation réalisée reste partielle, se limitant à la partie extérieure du bâtiment. Un appel a ainsi été lancé aux partenaires nationaux et internationaux pour poursuivre les travaux.
De son côté, la ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme, Ngola Ramadan-Mamata, a rappelé l’appui déjà manifesté par certains partenaires, notamment les ambassades de France et de Chine, tout en soulignant la nécessité d’un engagement accru pour achever la rénovation.
Au-delà de la rénovation, un enjeu de développement
La valorisation du Musée Barthélemy Boganda dépasse la seule question patrimoniale. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large : développement du tourisme culturel ; éducation citoyenne ; rayonnement international du pays.Un musée fonctionnel et attractif peut ainsi devenir un véritable levier économique et culturel, tout en participant à la consolidation de l’identité nationale.
La visite du Président de la République au Musée Barthélemy Boganda réhabilité rappelle une évidence : un peuple sans mémoire est un peuple sans repères. En redonnant vie à ce lieu chargé d’histoire, les autorités et leurs partenaires posent les bases d’une réflexion plus large sur la place de la culture dans le développement de la République centrafricaine.
