Par Belvia Espérance
Bangui, 13 mai 2026 – (Eclipse d’Afrique) : La coopération entre l’Angola et l’Algérie connaît un nouvel élan stratégique. En visite officielle à Alger, le président angolais João Lourenço a salué le rôle central joué par l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme en Afrique, mettant en avant l’expérience sécuritaire d’Alger dans un contexte continental marqué par l’instabilité croissante au Sahel.
Cette déclaration intervient alors que plusieurs pays africains cherchent à renforcer leurs mécanismes de coopération sécuritaire face à la multiplication des attaques djihadistes au Mali, au Niger ou encore dans certaines régions du bassin du lac Tchad. L’Algérie, forte de son expérience acquise durant les années de lutte contre le terrorisme sur son territoire, tente depuis plusieurs années de s’imposer comme un acteur incontournable des stratégies sécuritaires africaines.
Au-delà du discours politique, cette visite présidentielle a débouché sur la signature de plusieurs accords bilatéraux portant sur les domaines diplomatique, économique, énergétique et sécuritaire. Les deux États entendent désormais coordonner davantage leurs positions sur les grandes questions africaines, notamment la lutte contre les groupes armés transfrontaliers et le crime organisé. Pour Luanda, ce rapprochement avec Alger traduit également une volonté de diversification des partenariats stratégiques sur le continent. L’Angola cherche à consolider son rôle diplomatique en Afrique australe tout en s’appuyant sur l’expertise sécuritaire algérienne afin d’anticiper les risques de propagation des réseaux extrémistes vers d’autres régions africaines.Les autorités algériennes, de leur côté, multiplient les initiatives diplomatiques afin de promouvoir une approche africaine de la lutte antiterroriste, basée sur la coopération régionale, le partage du renseignement et le renforcement des capacités des forces de sécurité africaines.
Dans un continent confronté à des crises sécuritaires persistantes, le rapprochement entre Alger et Luanda apparaît ainsi comme un signal politique fort en faveur d’une réponse africaine concertée face aux défis du terrorisme.
