Par Socrates Fibanga
Bangui, 20 mai 2026- (Eclipse d’Afrique) : le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Adhanon Ghebreyesus, est préoccupé par la flambée de l’épidémie d’Ebola en cours actuellement en RDC et en Ouganda. Il appelle à une coordination internationale des ressources afin de mettre fin à cette maladie virale qui a déjà fait de nombreuses victimes.
L’infection à virus Ebola reste une maladie rare mais extrêmement dangereuse qui peut provoquer des taux de mortalité élevés. Il a fait à ce jour 131 morts sur 500 cas enregistrés suscitant ainsi des inquiétudes de la part des autorités sanitaires des pays affectés et de l’OMS qui se mobilisent afin de mettre fin à cette épidémie qui risque de se propager sur le continent. Des appels sont lancés afin de comprendre comment le virus se transmet et comment respecter strictement les mesures de prévention qui restent le meilleur moyen de prévenir et qui peuvent contribuer à éradiquer ce virus mortel. Les hôtes naturels présumés du virus à Ebola à savoir les chauves-souris frugivores sont donc à éviter.
La 1ère contamination chez l’homme se produit par le contact direct avec du sang, les sécrétions ou les organes des animaux infectés, y compris les grands singes, les antilopes des forêts et les porcs-épics ainsi que la consommation de la viande crue. La propagation ultérieure de l’infection se fait par la chaine d’humain à humain uniquement par le contact avec une peau lésée ou des muqueuses.
Les vomissements, les selles et autres liquides biologiques secrétés par une personne malade ou décédée, ainsi que par des objets et des surfaces contaminées telles que la literie et les vêtements. Une personne devient contagieuse après l’apparition des 1ers symptômes. Le plus grand danger de transmission de l’infection est représenté par les patients atteints du virus mais aussi les agents de santé proches d’eux.
Ces agents doivent faire preuve de plus de vigilance en respectant les mesures adéquates de protection. Les cérémonies funéraires au cours desquelles participent de nombreuses personnes sont autant de facteurs de risque de contamination et de propagation du virus Ebola car le contact avec une personne décédée du virus peut être source de contamination.
Pour l’OMS, l’élimination du virus Ebola n’est possible que par la mise en œuvre d’un ensemble de mesures qui inclut la mise en place précoce d’un traitement de soutien avec réhydratation et prise en charge des symptômes, ce qui est essentiel pour améliorer la survie. La surveillance épidémiologique et le suivi des personnes contacts pendant 21 jours.
Il faut aussi veiller à ce que les cérémonies funéraires et les enterrements des personnes décédées d’Ebola se fassent dans les conditions requises. Les analyses de laboratoire doivent être exécutées dans des conditions de biosécurité maximale. L’OMS recommande aussi la mobilisation sociale à travers un dialogue actif pour informer sur le virus à Ebola.
Elle note que la variante du virus Ebola appelée Bundibugyo, responsable de la flambée dans l’est de la RDC, ne dispose pas de vaccins ni traitements médicaux spécifiques mais leur développement est en cours. Le taux de létalité de la variant Bundibugyo varie entre 30% et 50%. Une prévention efficace repose sur la protection individuelle.
Chacun doit éviter tout contact avec du sang et des liquides biologiques provenant d’un autre individu, ne pas toucher les corps de personnes décédées sans équipements indiqués et ne pas être en contact avec les animaux susceptibles d’être des agents de contagion et respecter strictement les règles d’hygiène individuelles.Il importe pour ce qui est de la RCA, proche de la RDC, que des mesures adéquates soient prises afin de renforcer le dispositifs sanitaire au niveau de la frontière pour empêcher l’introduction du virus dans le pays.
