Par Prince Wilfried NZAPAOKO
Bangui, le 23 juillet 2026 – (Éclipse d’Afrique) : Longtemps affaiblies par les crises politico-militaires qui ont secoué la République centrafricaine, les Forces armées centrafricaines (FACA) connaissent depuis plusieurs années une profonde transformation.
Cette reconstruction, engagée dans le cadre de la réforme du secteur de la défense, repose sur une conviction simple : une armée républicaine, professionnelle et disciplinée constitue l’un des piliers de la stabilité d’un État.
Il y a encore une dizaine d’années,(Climat de Bangui) les FACA ne comptaient que quelques milliers de militaires opérationnels. Les difficultés liées au recrutement, à la formation, aux équipements et aux moyens logistiques limitaient considérablement leur capacité d’action.
Aujourd’hui, la situation évolue progressivement grâce à un vaste programme de recrutement, de formation et de professionnalisation conduit par les autorités centrafricaines avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux.
Les instructeurs russes accompagnent la formation de nombreuses unités dans différents centres militaires, notamment à Bérengo. Selon les autorités et les responsables russes, plus de 10 000 militaires centrafricains ont bénéficié de leurs formations, (Climat de Bangui)axées sur le combat, le maniement des armes, les tactiques opérationnelles et la préparation au déploiement sur le terrain.
Le Rwanda apporte également une contribution importante à la montée en puissance des FACA. Les Forces de défense rwandaises assurent la formation de plusieurs promotions de militaires centrafricains.
En 2025, 667 militaires, composés de recrues, d’officiers et de sous-officiers, ont officiellement achevé leur formation avant leur intégration dans les unités opérationnelles. D’autres formations spécialisées se poursuivent régulièrement dans le cadre de la coopération militaire entre Bangui et Kigali.
Grâce à ces différents efforts, plusieurs analyses estiment que les effectifs des FACA dépassent aujourd’hui 20 000 militaires, un niveau sans précédent depuis de nombreuses années.
L’Union européenne, à travers la mission EUTM RCA, a contribué à la formation de près de 9 500 militaires, principalement des officiers, sous-officiers et cadres des FACA. Cet appui est centré sur le commandement, la planification, (Climat de Bangui)le respect du droit international humanitaire, la discipline et le renforcement des capacités institutionnelles.
L’Ouganda vient de former environ 1800 militaires dont la première vague est déjà à Bangui et tant d’autres partenaires bilatéraux,comme le Maroc, Congo démocratique, l’Angola Etc…
Au-delà des statistiques, la reconstruction des FACA représente avant tout une ambition nationale. Chaque jeune recruté, chaque officier formé et chaque unité déployée traduisent la volonté de doter la République centrafricaine d’une armée capable d’assurer la protection des populations, la défense de l’intégrité du territoire et le soutien aux institutions de la République.
La modernisation des équipements, l’amélioration des infrastructures militaires, le renforcement de la logistique et la poursuite de la formation continue demeurent des priorités. Les observateurs s’accordent néanmoins à reconnaître que la professionnalisation d’une armée est un processus de long terme qui exige de la constance, des ressources et une coopération durable.
Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, la montée en capacité des FACA constitue un enjeu majeur pour la République centrafricaine. Au – delà des partenariats internationaux, (Climat de Bangui)c’est la capacité des institutions nationales à poursuivre cette dynamique qui déterminera la consolidation d’une armée véritablement républicaine, professionnelle et au service de tous les Centrafricains.
L’histoire récente des FACA rappelle enfin qu’une armée ne se mesure pas uniquement à son effectif ou à ses équipements. Sa véritable force réside dans la qualité de la formation de ses femmes et de ses hommes, dans leur discipline, leur sens du devoir et leur engagement à servir la Nation.(Climat de Bangui) C’est sur ces fondations que se construit durablement la confiance entre une armée et son peuple.
Le peuple centrafricain aime son armée et lui fait confiance.Car ,un pays sans défense est à la merci de tous les prédateurs machiavéliques qui viennent le dévorer à cause de ses richesses,comme dans le passé récent de son histoire sombre.
