Par Arnold Ange FINMINI
Bangui, 11 août 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Cour pénale spéciale (CPS) a repris, ce mardi 11 août 2026 à Bangui, les audiences dans l’affaire dite de Bossembélé, impliquant l’ancien président François Bozizé Yangouvonda et plusieurs autres accusés. Les débats ont notamment porté sur des questions de procédure soulevées par la défense de Vianney Semdjiro.

L’affaire dite de Bossembélé se poursuit devant la Cour pénale spéciale de Bangui. À l’audience de ce mardi, le parquet spécial a poursuivi l’examen des faits reprochés à plusieurs accusés, notamment Eugène Ngaikosse et Vianney Semdjiro, poursuivis pour des faits qualifiés de meurtres présumés commis à main armée et de crimes contre l’humanité.
Au cours de l’audience, la défense de Vianney Semdjiro, représentée par Me Euloge Fortuné Mocpat, a soulevé trois questions de procédure et de droit devant la Cour.
Selon l’avocat, la première porte sur l’écartement de certains arguments qui, d’après la défense, n’auraient pas été pris en compte dans l’arrêt de renvoi. La deuxième concerne la recevabilité d’un témoignage qui, selon lui, serait intervenu en dehors du cadre de la saisine de la Cour. La troisième porte sur un incident qualifié d’urgent par la défense.

« Il y a trois questions de droit qui ont été débattues. Premièrement, nous avons demandé à la Cour l’écartement de certains arguments qui n’ont pas été pris en compte par l’arrêt de renvoi. Deuxièmement, il y a la question d’un témoignage hors saisine et, troisièmement, un incident d’urgence », a déclaré Me Lui Fortuner Mokpate.
Pour Me Mocpat, les requêtes introduites devant la juridiction visent principalement à garantir les droits de son client et à assurer le respect des principes d’un procès équitable.
« On a fait cette requête par rapport aux droits de la défense. Le droit de la défense est une garantie accordée aux accusés afin qu’ils soient jugés conformément aux exigences d’un procès équitable », a-t-il expliqué.

Les débats ont également été marqués par un incident concernant le témoignage de Mme Bengba Michelle. La défense conteste les conditions dans lesquelles s’est déroulé son interrogatoire. Me Mocpat affirme notamment avoir été lui-même interrogé au cours de cet échange, alors qu’il intervenait en qualité d’avocat et non de témoin.
« Il s’agissait du témoignage de Mme Benkpa Michelle. Au cours de son interrogatoire, j’ai été moi-même interrogé alors que je n’étais pas témoin. J’ai posé des questions à la dame et, par la suite, on m’a également posé des questions. Nous avons estimé que cette pratique ne relevait pas d’une procédure régulière », a expliqué l’avocat. Il convient rappeler que les audiences de l’affaire de Bossembélé se poursuivent conformément au calendrier établi par la Cour pénale spéciale.
