Par Belvia Espérance
Bangui, 12 août 2026 — La République centrafricaine franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son secteur énergétique. La centrale solaire de Sakaï 2, située à une dizaine de kilomètres de Bangui, a été officiellement inaugurée et mise en exploitation ce mercredi, au cours d’une cérémonie présidée par le président de la République Professeur Faustin Archange TOUADÉRA en présence du ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam Beltoungou, assurant l’intérim du ministre de l’Energie et de Ressources Hydrauliques.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des partenaires émiratis ainsi que de nombreuses personnalités.
Cette nouvelle infrastructure énergétique est présentée comme un projet d’importance historique pour la République centrafricaine. Selon les éléments communiqués lors de la cérémonie, sa mise en service permet de porter la capacité électrique du pays à plus de 60 %. Au-delà de l’augmentation de la production d’électricité, le projet ambitionne de produire des effets sur plusieurs secteurs de l’économie nationale.
Un nouvel appui au développement économique
La mise en exploitation de Sakaï 2 intervient dans un contexte où l’accès à une énergie fiable constitue un enjeu majeur pour le développement de la Centrafrique. L’augmentation de la capacité de production doit notamment contribuer au fonctionnement des entreprises, à l’amélioration des services publics et à la création de nouvelles opportunités au bénéfice des communautés.
Le projet solaire est ainsi présenté non seulement comme une infrastructure énergétique, mais également comme un levier susceptible d’accompagner l’activité économique et sociale du pays.
Pour les autorités et les partenaires au développement, l’amélioration de l’offre énergétique constitue en effet une condition importante pour soutenir les activités productives, favoriser les investissements et améliorer les conditions de vie des populations.

La coopération centrafricano-émiratie mise en avant
La cérémonie a également permis de mettre en lumière le rapprochement entre Bangui et Abou Dhabi. Le projet Sakaï 2 s’inscrit dans une dynamique de coopération entre la République centrafricaine et les Émirats arabes unis, dont les relations bilatérales ont connu des avancées ces dernières années. Dans son intervention, le représentant émirati a souligné la volonté de son pays de privilégier les partenariats axés sur le développement durable, la stabilité et la prospérité. Il a également rappelé que plusieurs accords ont été conclus et ratifiés entre les deux pays, témoignant, selon lui, d’un engagement commun à approfondir cette coopération. L’engagement des Émirats arabes unis en Afrique repose, selon le même discours, sur une approche tournée vers les infrastructures et l’investissement, avec l’objectif de transformer les ambitions communes en réalisations concrètes. Le projet Sakaï 2 est ainsi présenté comme une illustration de cette politique de coopération.
Abu Dhabi Fund for Development et Global South Utilities associés au projet
Le représentant des Émirats arabes unis a exprimé sa reconnaissance au président Faustin-Archange Touadéra ainsi qu’à ces partenaires et à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réalisation du projet. Au-delà de son apport à la production électrique, Sakaï 2 est donc appelé à devenir un symbole de la coopération entre la République centrafricaine et les Émirats arabes unis. Le projet traduit concrètement, dans le domaine des infrastructures, les engagements pris entre les deux pays.

Vers un secteur énergétique plus solide
Avec la mise en exploitation de Sakaï 2, les autorités centrafricaines entendent renforcer progressivement la capacité du pays à répondre à ses besoins en électricité. L’enjeu dépasse ainsi la seule production énergétique : il concerne également l’activité économique, les services publics et les perspectives d’investissement. La nouvelle centrale solaire doit contribuer à cette dynamique en apportant une capacité supplémentaire au réseau électrique national et en soutenant les efforts engagés pour améliorer l’accès à l’électricité.
Une coopération que les deux parties souhaitent inscrire dans la durée autour de projets d’infrastructures et d’investissement au service du développement. La mise en exploitation de cette centrale solaire marque ainsi une nouvelle étape dans la quête d’une offre énergétique plus importante et plus adaptée aux ambitions de développement de la République centrafricaine.
