Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, 22 août 2026 – (Éclipse d’Afrique) : Le drame survenu à Zamboye, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le 18 août 2026, continue de susciter des réactions dans le pays. Dans un communiqué de presse, l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO) exprime sa désolation face à l’effondrement qui a fait plusieurs dizaines de morts, de nombreux blessés et des disparus parmi les artisans miniers.
D’emblée, l’Union adresse ses condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Elle encourage également la poursuite des opérations de recherche et de secours pour les personnes encore portées disparues.
En saluant la réaction rapide du ministère des Mines et de la Géologie, qui s’est rendu sur le terrain quelques heures après l’accident, l’UFDO considère que cette catastrophe met en lumière les risques auxquels sont exposés les travailleurs des sites miniers du pays. Pour l’opposition, l’effondrement de Zamboye révèle aussi des insuffisances dans le contrôle et le suivi des activités minières.
Toutefois, l’organisation politique soutient la suspension des activités sur le site de Zamboye et demande que les conditions de sécurité soient réunies avant toute réouverture. Elle réclame surtout l’ouverture immédiate d’une enquête afin de déterminer les responsabilités et permettre à la justice de jouer pleinement son rôle.
Dépassant le cadre de l’urgence, l’UFDO appelle le gouvernement à établir une cartographie fiable et numérisée des sites miniers, à renforcer le suivi-évaluation et à garantir le respect des normes de sécurité ainsi que les droits des artisans miniers. Pour cette plateforme d’opposition, le drame de Zamboye doit servir d’alerte pour renforcer durablement la gouvernance du secteur minier centrafricain.
