Par Belvia Espérance
Bangui, 09 septembre 2026 – (Éclipse d’Afrique) : Le gouvernement centrafricain entend renforcer l’efficacité et la compétitivité du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC). À l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires de l’institution, le ministre chargé des Transports a appelé à une transformation en profondeur du BARC, fondée notamment sur une gouvernance rigoureuse, la digitalisation des opérations et une meilleure coordination des acteurs du secteur.
Dans son discours, le ministre a souligné le rôle stratégique du transport routier dans l’économie nationale. En République centrafricaine, où les échanges commerciaux dépendent largement des corridors économiques, ce mode de transport demeure essentiel à l’approvisionnement du marché intérieur, à la circulation des marchandises et au développement des échanges entre les différentes régions du pays.
Au cœur de cette chaîne logistique, le BARC est appelé à jouer un rôle central. Chargé de l’organisation et de la régulation de l’affrètement routier, il doit contribuer à structurer davantage le secteur et à améliorer la fluidité du transport des marchandises.
La digitalisation, un levier de performance
Pour le gouvernement, la modernisation du BARC passe notamment par la transformation numérique de ses opérations. Selon le ministre, la digitalisation de l’affrètement devrait permettre d’assurer une meilleure traçabilité des opérations, de réduire les délais de traitement et de sécuriser davantage la collecte des recettes. Elle devrait également améliorer le suivi des véhicules et des marchandises, tout en fournissant aux autorités une vision plus précise et stratégique du secteur des transports.
Cette évolution constitue un enjeu majeur pour un pays dont la compétitivité économique demeure étroitement liée à la fluidité de ses corridors routiers. La réduction des coûts et des délais de transport figure ainsi parmi les priorités affichées par le gouvernement.
Vers une gouvernance renforcée
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’instaurer une gouvernance plus rigoureuse au sein du BARC. La responsabilité, la transparence, l’intégrité et l’obligation de résultat doivent, selon lui, guider l’action des organes dirigeants.
Le Conseil d’administration est appelé à exercer pleinement ses fonctions stratégiques et de contrôle, tandis que la Direction générale doit disposer des moyens nécessaires à la réalisation des objectifs qui lui sont assignés.
Le gouvernement souhaite ainsi faire du BARC une institution « moderne, efficace, transparente et économiquement viable », capable de devenir un véritable instrument de performance au service du secteur des transports et de l’économie centrafricaine.
Renforcer la synergie entre les acteurs
Au-delà des réformes internes, le ministre a appelé à renforcer la coopération entre le BARC, les administrations publiques, les transporteurs, les chargeurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les institutions régionales compétentes. Cette démarche vise à accroître la compétitivité des opérateurs centrafricains et, plus largement, à renforcer l’attractivité économique du pays.
S’adressant enfin aux actionnaires, le ministre les a invités à accompagner la modernisation de l’institution et à soutenir les investissements nécessaires. Il a appelé l’ensemble des parties prenantes , Conseil d’administration, Direction générale, personnel, transporteurs, chargeurs et administrations à se mobiliser autour d’un objectif commun : faire du BARC une structure plus moderne, plus performante et mieux adaptée aux exigences du transport routier contemporain.
