Par Socrates Fibanga
Bangui, 24 septembre 2026-(Éclipse d’Afrique) :Confrontée depuis des décennies à un enclavement structurel majeur, la RCA est désormais sur une transformation radicale de ses infrastructures pour s’imposer sur la scène économique régionale. Pour sortir près de 69 % de sa population de la pauvreté et stimuler son développement durable, le gouvernement centrafricain a mis en place un ambitieux plan de modernisation, estimé globalement à 7000 milliards de FCFA.
Des réseaux de transport aux technologies numériques, le pays pose les pierres d’un avenir interconnecté. Le manque de routes bitumées et l’effondrement des ponts historiques ont longtemps isolé les provinces productrices de la RCA, notamment les riches régions de l’Est. Pour y remédier, une vaste campagne de réhabilitation routière vise l’objectif de 1500 kms de routes restaurées.
Financé conjointement par l’État et la Banque Mondiale, ce programme s’accompagne du déploiement massif d’équipements pour l’Office National de Matériel (ONM) afin de garantir la pérennité du réseau. Parallèlement, des structures comme le Fonds Bekou et l´UE financent le remplacement de ponts vétustes ou détruits par des structures métalliques modernes.
Sur le plan de l’intégration sous-régionale, le président Faustin-Archange Touadéra avait officiellement lancé les travaux d’aménagement de la route Gouga-Mbaïki-Bangui. Long de 221 kilomètres, ce tronçon constitue la première phase du Corridor 13 un gigantesque projet de transport multimodal de 282 millions de dollars.
Ce corridor reliera directement Pointe-Noire, Brazzaville, Bangui et Ndjamena, ouvrant une voie stratégique vers l’océan Atlantique. La RCA prévoit aussi de rompre définitivement son statut de pays sans rails. Le gouvernement a initié un projet historique de construction de sa toute première ligne ferroviaire nationale. Ce réseau, qui s’étendra sur plus de 1 000 kilomètres, ambitionne de transformer les flux logistiques du pays d’ici trois ans.
Le développement de la RCA ne se limite pas au béton et au bitume. Alors que seulement 8 % des foyers centrafricains ont actuellement accès à l’électricité, le déploiement d’infrastructures énergétiques fiables reste la condition sine qua non à l’implantation d’industries transformatrices (agro-industrie, mines) créatrices d’emplois durables.
Les immenses potentialités naturelles non mises en valeur requièrent des infrastructures adéquates pour permettre leur exploitation. C’est ainsi un choix judicieux que le gouvernement a fait de mettre l’accès sur les développement des infrastructures pour accélérer ma croissance économique du pays.
