Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, 12 octobre 2026 – (Éclipse d’Afrique) : À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé mentale célébrée le samedi 10 octobre à Bangui, le président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, a appelé à une mobilisation collective pour améliorer la prise en charge des personnes en souffrance psychologique et lutter contre les préjugés liés aux maladies mentales. Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer la santé mentale dans les politiques publiques et les efforts de développement du pays.
Placée sous le thème national « Dépendances, cancers, épidémies et santé mentale : Brisons le silence, changeons le regard, mobilisons-nous ! », cette journée a été l’occasion pour le chef de l’État de rappeler que la santé mentale constitue une composante essentielle du bien-être et de la dignité humaine.
« La santé mentale n’est pas seulement une question de soins. Elle est aussi une question de prévention, de solidarité, de justice sociale et de développement humain », a déclaré le président Touadéra dans son discours.
Le Chef de l’État a évoqué les conséquences psychologiques des dépendances, du cancer et des épidémies qui affectent non seulement les personnes concernées mais aussi leurs familles et leurs communautés. Il a plaidé pour une prise en charge qui associe prévention, accompagnement psychologique et accès aux soins, sans discrimination.
Sur la situation du pays, le Pr Faustin Archange Touadéra a rappelé que les crises successives, les violences, les déplacements forcés et les pertes en vies humaines ont laissé des traumatismes durables parmi la population. Pour lui, la reconstruction nationale ne peut se limiter aux infrastructures et à la relance économique.
« Reconstruire notre pays, c’est aussi contribuer à restaurer la confiance, l’espoir et l’équilibre psychologique de nos concitoyens », a-t-il affirmé tout en établissant un lien entre santé mentale, réconciliation et cohésion sociale.
Le président de la République a également réitéré son appel à l’élaboration d’une politique nationale et d’un plan stratégique multisectoriel de santé mentale, une orientation déjà évoquée en octobre 2024. Il a encouragé les départements ministériels concernés à poursuivre les efforts avec les partenaires techniques et financiers pour renforcer la prévention, les compétences des professionnels et l’accès aux services spécialisés.
Enfin, le Chef de l’État a exhorté les familles, les éducateurs, les responsables religieux et les leaders communautaires à promouvoir l’écoute et la solidarité : « La maladie n’est pas une faute. La souffrance psychologique n’est pas une honte. Demander de l’aide n’est pas une faiblesse », a-t-il ajouté.
Avec l’appel à la mobilisation du président de la République, la santé mentale devient alors une responsabilité collective et un levier de paix, d’inclusion sociale et de développement durable en République centrafricaine.
