Par : Moussa Antony Dufélien
Bangui, 16 juillet 2025 – (Éclipse d’Afrique) : « Il n’y aura pas de mesures exceptionnelles pour les candidats du centre Barthélemy Boganda encore convalescents ou jugés pas prêts à poursuivre les épreuves« , a déclaré le ministre d’État à l’Éducation monsieur Aurélien Simplice Kongbelet-Zingas lors d’une rencontre avec les journalistes hier.
Trois semaines après le drame survenu au Lycée Barthélemy Boganda, les rumeurs et les spéculations continuent de galvaniser la population banguissoise ainsi que les candidats de ce centre. Certains parlent de l’octroi gratuit du baccalauréat aux survivants, tandis que d’autres évoquent un traitement de faveur pour eux afin de tourner la page.
Pour mettre un terme à ces élucubrations mensongères, le ministre d’État à l’Éducation Aurélien Simplice Kongbelet-Zingas opte pour un traitement équitable et juste pour tous les candidats. « Sur cinq mille trois cents (5300) candidats de ces centres, certains continuent de faire des crises émotionnelles et d’autres se sont évanouis. Mais nous ne pouvons pas faire de traitement de faveur pour eux. Je vous rappelle que c’est un examen, et ils ne sont pas les seuls candidats« , a déclaré le ministre.
Si certaines personnes estiment que ces candidats devraient être exemptés pour des raisons médicales, le gouvernement, de son côté, se méfie des récupérations politiques entourant ce drame. C’est ce qu’a affirmé le ministre d’Etat Zingas : « Vous savez, le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour préparer ces candidats après ces événements malheureux. Malheureusement, certaines personnes profitent de cet incident pour récupérer politiquement la situation. Mais comme je l’ai déjà dit, il n’y aura pas d’autres solutions. Ces candidats qui n’ont pas pu terminer les épreuves reviendront passer leur examen l’année prochaine. Peut-être que c’est le plan de Dieu. Pour nous, il n’y aura pas de traitement de faveur. »
Il convient de noter que cette intervention du ministre d’Etat met un terme aux débats et aux spéculations qui nourrissent les discussions depuis plusieurs semaines autour de la tragédie du Lycée Barthélemy Boganda.
