Par Jérémie Walanda
Bangui, 06 octobre 2025 – (Eclipse d’Afrique) : Les salariés d’Orange Centrafrique ont entamé ce lundi une grève de trois jours, après des mois de négociations infructueuses. Ils dénoncent une stagnation salariale de plus de quinze ans malgré les performances économiques positives de l’entreprise. Selon un communiqué du 1er octobre, le personnel pointe du doigt une gouvernance opaque et inégale, où les décisions stratégiques se prennent sans concertation avec les employés locaux.
En effe, la frustration est palpable, alors que seulement cinq expatriés accaparent plus de la moitié de la masse salariale, une situation jugée discriminatoire par les salariés centrafricains. « Nous contribuons au succès d’Orange, mais nos efforts restent invisibles et méprisés », déplore un représentant syndical.
Le mouvement, pacifique et légal, appelle au respect des droits des salariés. Les employés ne demandent pas des privilèges, mais une reconnaissance équitable de leur travail. Alors que le slogan d’Orange prône l’inclusion et le développement durable, un décalage persiste entre le discours institutionnel et la réalité sur le terrain.
La grève se poursuivra jusqu’au 8 octobre, à moins d’une ouverture au dialogue de la direction. Les activités tournent au ralenti, mais de nombreux clients expriment leur solidarité avec les grévistes. Le respect des droits sociaux devient un test de crédibilité pour une entreprise se voulant moteur de la transformation numérique en Afrique.
