Par Mauricette WALANDA
Bangui, 28 novembre 2025 – (Eclipse d’Afrique) : En République centrafricaine, de nombreuses jeunes filles grandissent dans des conditions où l’accès à l’éducation reste limité. Le taux d’analphabétisme est encore très élevé, ce qui freine leur développement personnel et réduit leurs chances de participer pleinement à la vie économique et sociale du pays. C’est pourquoi le gouvernement, conscient de cette réalité, multiplie les efforts pour renforcer l’autonomisation des filles et leur offrir des opportunités d’apprentissage.
À titre d’illustration, le ministère de la Promotion des Genres, avec le financement de l’État, a récemment construit un nouveau bâtiment au Centre de Formation des Jeunes Filles de Bangui, situé au quartier Benz-vi dans le 5e arrondissement, comprenant un hangar de 16 mètres sur 7. Ce bâtiment vient améliorer les conditions dans lesquelles les jeunes filles suivent leurs formations professionnelles. Il offre un espace accueillant et adapté aux ateliers, représentant un élément essentiel pour apprendre un métier dans de bonnes conditions.
Mais au-delà de l’infrastructure, nous voyons une construction de la vie sociale que le gouvernement cherche à créer en offrant aux jeunes filles un espace où elles peuvent se former, se valoriser et se développer. Pour celles qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école ou qui ont abandonné très tôt, ces centres représentent un cadre propice pour elles. Ils permettent d’acquérir des compétences pratiques qui pourront se transformer, d’ici demain, en sources de revenus.
Sous la direction de Mme Peyaboy Marie Solange, le Centre accueille des filles souvent confrontées à de nombreuses difficultés sociales, notamment la pauvreté, l’absence de soutien familial et les responsabilités précoces. Ici, elles trouvent non seulement un lieu d’apprentissage, mais aussi un environnement où elles se sentent entourées, encouragées et guidées vers une autonomie progressive.
Les efforts du gouvernement en faveur de ces initiatives témoignent d’une volonté de réduire les inégalités entre filles et garçons et de lutter contre l’exclusion que provoque l’analphabétisme. Chaque bâtiment construit, chaque atelier ouvert, chaque formation lancée contribue à offrir aux jeunes filles de nouvelles perspectives. Le nouveau bâtiment du Centre de Bangui n’est qu’un exemple, mais il symbolise un pas important vers une société où les filles disposent des moyens nécessaires pour construire un avenir plus autonome, plus stable et plus digne.
