Par Edwige Mauricette WALANDA
Le Président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra a officiellement lancé le jeudi 6 novembre 2025 à Bangui l’Initiative présidentielle pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en République centrafricaine. Cet événement marque une étape importante dans la politique sociale du Chef de l’État qui place la santé des femmes et des enfants au cœur de son action gouvernementale.
Dans son discours, le Président Touadéra a rappelé les lourdes conséquences des crises passées qui ont affaibli le système sanitaire national. Des centres de santé détruits, une manque de personnel soignant, démotivation des agents de santé qui sont autant de défis qui ont conduit à une situation dramatique. <<Six mères centrafricaines mouraient chaque jour, et quatre nouveau-nés s’éteignaient chaque heure >>, a-t-il souligné avec gravité et a qualifié cette situation de << tragédie humaine silencieuse >>.
Pour éviter cette évolution progressive, le Président Touadéra a engagé depuis plusieurs années une série de réformes et d’investissements concrets. Plus de 2 100 nouveaux agents de santé ont été recrutés, dont 234 médecins et 1 640 paramédicaux. Des maternités modernes ont été construites et équipées dans le pays, et plus d’une centaine d’ambulances médicalisées ont été déployées pour faciliter l’évacuation des urgences obstétricales. Par ailleurs, la gratuité ciblée des soins pour les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et les victimes de violences basées sur le genre a été instituée.
Ces efforts commencent à porter leurs fruits car selon un rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF, la mortalité maternelle est passée de 890 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2016 à 692 en 2024. Une baisse significative qui témoigne d’un progrès réel.
Mais pour le Chef de l’État, il ne s’agit pas seulement de chiffres mais d’un combat pour la dignité et la vie. À travers le programme <<Zéro décès évitable >>, il appelle à une mobilisation nationale des autorités, des communautés, des.familles et des partenaires qui doivent unir leurs efforts pour qu’aucune femme ne meure en donnant la vie. << Sauver une mère, c’est sauver une nation >>, a-t-il conclu dans son discours . En inscrivant ce geste, le président Touadera a voulu réaffirmer sa vision basée sur un développement humain et sociale.
