Par Belvia Espérance
Bangui, 12 janvier 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Des dizaines de manifestants sud‑africains se sont rassemblés jeudi devant l’ambassade des États‑Unis à Pretoria, la capitale, pour exprimer leur mécontentement suite à l’intervention militaire américaine au Venezuela et à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro.
Le rassemblement a été principalement organisé par le Parti Communiste Sud‑Africain (SACP), allié de longue date du African National Congress (ANC) au pouvoir, et a attiré plusieurs organisations syndicales, civiques et citoyens engagés. Les manifestants ont brandi des pancartes et scandé des slogans condamnant la politique américaine au Venezuela, qu’ils ont qualifiée d’ingérence illégale et de violation de la souveraineté nationale.
Parmi les slogans visibles lors de la manifestation : « Hands Off Venezuela » ; (« Les mains hors du Venezuela ») ; « Free President Maduro Now » ; (« Libérez le président Maduro maintenant ») et « End American Imperialism » (« Fin à l’impérialisme américain »).
Le secrétaire général du SACP, Solly Mapaila, a vivement critiqué les actions de l’administration américaine, affirmant que Washington cherchait à contrôler les importantes réserves pétrolières du Venezuela.
Des militants ont également souligné que la situation vénézuélienne constituait un précédent dangereux, estimant que si une grande puissance pouvait intervenir de cette manière, « demain cela pourrait toucher n’importe quel petit pays ».
Solidarité et convergence des luttes
La protestation ne s’est pas limitée à la seule contestation de l’intervention militaire. Certains manifestants ont également exprimé leur soutien à des causes connexes, notamment la lutte contre ce qu’ils estiment être une politique étrangère déséquilibrée et agressive. La présence d’activistes pro‑Palestine aux côtés des manifestants vénézuéliens a été remarquée, illustrant une convergence de mouvements solidaires contre ce qu’ils considèrent comme des actions unilatérales dans le monde.
Cette mobilisation populaire intervient dans un contexte de relations diplomatiques tendues entre l’Afrique du Sud et les États‑Unis. Johannesburg avait déjà condamné publiquement la capture de l’ancien président Maduro et appelé à une intervention des Nations Unies pour défendre la souveraineté vénézuélienne. Le président sud‑africain Cyril Ramaphosa a rappelé que son pays reste attaché au respect du droit international et des principes de non‑intervention.
