Par Joseph Kizerbo
Bangui, 11 mars 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Après avoir rejeté les offres des puissances occidentales, le président Faustin Archange Touadéra a choisi de signer un accord de sécurité avec la Russie, un choix stratégique motivé par le rang de la Russie, classée deuxième puissance militaire mondiale. L’objectif affiché est clair : faire de la République centrafricaine un exemple de la coopération « Russie Afrique » sur le plan militaire.
Pour comprendre l’ampleur de cette ambition, il est nécessaire de revenir sur l’état de l’armée centrafricaine entre 2013 et 2015. À cette époque, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont connu un effondrement total. L’institution a cessé d’exister en tant que force fonctionnelle, plongeant le pays dans le chaos. Avec seulement 8000 hommes, l’armée était inexistante sur le terrain, incapable d’assurer la sécurité du territoire.
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Touadéra, les FACA ont connu une augmentation significative de leurs effectifs. Aujourd’hui, elles comptent environ 28.000 soldats, soit une progression considérable par rapport à la période 2013-2015 où l’armée était quasiment absente. Et cette dynamique devrait se poursuivre : le chef de l’Etat a fixé un objectif ambitieux de 50.000 soldats à l’horizon 2040, dans le cadre d’une stratégie de montée en puissance des forces de défense.
Cette renaissance militaire a été rendue possible grâce à un soutien international majeur, notamment celui de la Russie. Depuis 2018, Moscou joue un rôle clé dans la formation et l’équipement des FACA, avec des instructeurs déployés sur le terrain.
