Par Basta Balouwa
Bangui, 13 avril 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Aujourd’hui, le monde retient son souffle à l’approche du blocus naval annoncé par les États-Unis contre l’Iran. Dès 10h00 heure de l’Est (14h00 GMT), les forces américaines, sous la directive du président Donald Trump, bloqueront tous les navires cherchant à entrer ou à sortir des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz. Le Commandement central des États-Unis (Centcom) précise toutefois que ce blocus n’affectera pas le transit des navires qui ne sont pas liés directement aux ports iraniens.
Position de Washington
Le blocus s’inspire de celui imposé au Venezuela. Trump a exprimé sa conviction que cette pression forcera l’Iran à revenir à la table des négociations et à accepter les conditions américaines, notamment l’abandon de ses ambitions nucléaires. Il a aussi indiqué que certaines nations de l’OTAN prévoient de soutenir cette initiative.
Réaction de Téhéran
L’Iran dénonce cette action comme illégale et assimilable à de la piraterie. Ebrahim Zolfaghari, porte-parole des forces armées iraniennes, a averti que la présence de navires de guerre américains dans le détroit d’Ormuz serait vue comme une violation du cessez-le-feu. Le CGRI souligne que le détroit reste ouvert au passage sûr des navires civils, sauf ceux liés aux États-Unis et Israël.
Réactions internationales
Sur la scène internationale, le Royaume-Uni et la France expriment leur désaccord avec cette mesure. Keir Starmer et Emmanuel Macron travaillent ensemble pour rétablir la circulation maritime sans recourir à la force militaire. L’Espagne, par l’intermédiaire de Margarita Robles, juge cette mesure insensée. L’Australie et le Japon, quant à eux, hésitent à s’engager dans ce blocus.
Ce blocus, en plus de mettre en lumière les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran, suscite des réactions diverses à travers le globe, menaçant de perturber l’équilibre fragile de la région.
