Par Socrates Fibanga
Bangui, 9 avril 2026-(Eclipse d’Afrique) : quelques mois après sa condamnation à 10ans de travaux forcés pour atteinte à la sûreté de l’Etat, c’est avec étonnement et incompréhensions que les Centrafricains ont appris la libération de l’espion belgo-portugais Martin Figueira dont ils considèrent que les faits qui lui sont reprochés, sont fondés.
C’est à la fois un sentiment d’incompréhension et d’étonnement que la population a accueilli la nouvelle de la libération de Martin Figueira, pourtant jugé et condamné par la justice centrafricaine pour de graves faits qu’il a commis à l’est du pays. Les Centrafricains qui espéraient que son procès et sa condamnation constituaient un signal fort à l’endroit des personnalités étrangères qui se sont toujours ingérées dans les affaires de la RCA, ne cessent de s’interroger.
Ils se demandent comment un individu dont les preuves des crimes paraissent évidentes et qui est passé par un procès équitable en présence de ses avocats et des responsables diplomatiques de son pays, puisse bénéficier d’une liberté encore injustifiée à ce jour. Pourquoi les autorités judiciaires centrafricaines ont opéré ce retour en arrière pour autoriser Martin Figueira à quitter le territoire national sans étancher la soif de justice des victimes ?
« On était tous d’accord de la condamnation de Jospeh Figueira qu’on croyait servir d’exemple à tous les ennemis du pays qui profitent de la vulnérabilité des populations pour y semer le chaos et y entretenir les crises. Mais sa libération aujourd’hui nous étonne surtout que le parquet n’a même pas communiqué pour justifier cette libération, on se demande qu’est-ce qui a bien conduit à ce que la justice fasse un rétropédalage dans l’affaire Figueira. Il serait mieux pour le parquet de communiquer sur la libération de Figueira pour étayer la lanterne des Centrafricains » a fait savoir un observateur de la vie socio-politique nationale.
Ce dernier insiste pour que le parquet communique sur les raisons de la libération de Martin Figueira surtout pour les victimes de ses actes à l’est du pays et voire au-delà des frontières nationales.
Pour rappel, Martin Figueira sous prétexte de travailler pour une ONG humanitaire, menait des activités subversives en complicité avec des groupes armés dans l’objectif de créer un état qui regrouperait des peuls entre les frontières de la RCA, de la RDC et du Soudan du Sud. il avait été arrêté, jugé et condamné à 10ans de travaux forcés, peine qu’il ne purgera pas vu qu’il est déjà de retour chez lui.
