Par Socrates Fibanga
Bangui, 15 avril 2026- (Eclipse d’Afrique) : sommé plusieurs fois par la justice de se présenter afin de répondre des faits qui lui sont reprochés, l’ancien président François Bozizé n’a jamais daigné répondre favorablement. Son refus catégorique qui suscitent de nombreuses interrogations, semblent aujourd’hui l’incriminer.
Le défi lancé par François Bozizé à l’endroit de la justice semble de plus en plus l’incriminer et établir sa culpabilité dans les faits qui lui sont reprochés. Car, s’il ne se reprochait rien, il aurait fait preuve de courage en se rendant pour se défendre devant le peuple et blanchir son nom. La posture qu’il a adoptée depuis l’enclenchement des poursuites judiciaires vis-à-vis de lui et son hostilité envers la CPS ne jouent guère en sa faveur dans le procès par contumace en vue contre lui.
L’histoire des faits qui lui sont reprochés est encore présente dans la mémoire collective des Centrafricains en général et particulièrement des victimes, le peuple attend des explications de sa part, la soif de justice des victimes doit être étanchée. François Bozizé doit avoir l’élégance d’esprit et faire preuve de probité morale en se présentant à la barre de la CPS pour sauver son honneur et avoir l’occasion de se racheter devant le peuple et devant l’histoire.
Francois Bozizé a aujourd’hui peur de la justice sans doute parce qu’il sait qu’il est coupable et ne peut donc échapper à une condamnation, son implication dans l’affaire Bossembele semble évidente car c’est bien lui qui donnait l’ordre pour l’exécution des faits à l’époque.
« La peur de la justice de l’ancien président est justifiée pour plusieurs raisons à savoir qu’il est bien coupable, la responsabilité des crimes qui lui sont reprochés est clairement établie qu’il ne peut échapper à une condamnation. Il lui revient de prouver le contraire en se présentant à la barre pour défendre sinon, l’histoire retiendra de lui qu’il a toujours été lâche, lâche d’avoir fui devant l’ennemi en 2013 et lâche de fuir aujourd’hui la justice » a fait savoir un observateur de la vie socio-politique nationale.
Aujourd’hui et plus que jamais, ce n’est pas que la justice qui veut entendre François Bozizé, mais le peuple centrafricain tout entier qui aimerait savoir sa part de responsabilité dans ce qui lui est reproché. L’entêtement de l’ancien président à défier la justice doit laisser la place à l’humilité et à la grandeur d’esprit pour qu’il se rende à la Cour Pénale Spéciale.
