Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, 8 juin 2026-(Eclipse d’Afrique) : la Direction générale de la Police centrafricaine a annoncé dans un communiqué publié le 7 juin à Bangui, l’ouverture d’une enquête sur les pages Facebook Mon Choux Quentin et Abdoulkader Legos, accusées de diffuser des contenus qui portent atteinte à la stabilité des institutions de la République et à l’honneur des plus hautes autorités centrafricaines.
Dans le communiqué, la Police Nationale a mentionné que ces pages auraient été responsables des faits de dénigrements, de diffamations, d’outrages, de désinformations et d’atteintes à l’honneur des personnalités publiques du pays. Ces faits se résument par des publications massives des images et vidéos truquées générées par l’intelligence artificielle pour salir l’honneur des autorités.
La Police affirme que ses services spécialisés ont déjà recueilli plusieurs pistes d’éléments dans le cadre de l’enquête qui avait permis de localiser le présumé administrateur des deux comptes qui se trouve en France. Ces investigations se poursuivent avec des opérations de renseignements numériques et de traçage électronique qui permettront d’identifier les autres acteurs et complices de ces faits.
À travers cette méthode, les autorités montrent que toute personne qui utilise les outils numériques pour commettre des exactions sera interpelée devant les juridictions compétentes selon les dispositions des lois relatives à la cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité.
Elles entendent également rappeler que les réseaux sociaux ne constituent pas un espace échappant à l’application de la loi. Pour ce fait, le Ministère de l’Intérieur prévoit d’adresser prochainement une correspondance officielle au groupe Meta, propriétaire de Facebook pour solliciter la prise de mesures appropriées contre les contenus considérés comme illicites en RCA.
Par ailleurs, la Police Nationale appelle les internautes à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des réseaux sociaux et à éviter la diffusion et le partage des contenus qui visent à troubler l’ordre public et dénigrer les personnalités du pays.
Cette démarche révèle une nouvelle étape dans la lutte engagée par les autorités contre les infractions commises en ligne et témoigne aussi leur volonté de poursuivre les auteurs des contenus qui sont contraires aux lois denla République centrafricaine.
