Par Belvia Espérance
Bangui, 21 juillet 2026 – (Eclipse d’Afrique) : Le Parquet spécial près la Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé l’ouverture d’une évaluation préliminaire concernant les violences survenues le 30 juin 2026 à Am-Dafok, dans la préfecture de la Vakaga. Cette démarche vise à déterminer si les faits relèvent de la compétence de la juridiction et s’il y a lieu d’ouvrir une enquête judiciaire.
Dans un communiqué publié mardi, le Parquet spécial indique suivre avec une vive préoccupation les événements qui ont frappé cette localité du nord-est de la République centrafricaine. Les affrontements auraient entraîné de lourdes conséquences pour les populations civiles, notamment des pertes en vies humaines, plusieurs blessés ainsi que d’importants déplacements de populations.
Selon le Parquet, les informations actuellement disponibles font état d’allégations susceptibles de constituer des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale spéciale. L’évaluation en cours permettra d’établir la qualification juridique des faits et d’apprécier l’opportunité de l’ouverture d’une enquête, conformément au mandat de la CPS.
Le Parquet rappelle que la Cour est compétente pour enquêter, poursuivre et juger les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ainsi que d’autres violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises sur le territoire centrafricain.
Dans cette perspective, il invite toute personne disposant d’informations, de témoignages ou d’éléments de preuve relatifs aux événements d’Am-Dafock à les transmettre aux autorités compétentes de la Cour. Il assure que les mécanismes de protection des victimes et des témoins seront respectés tout au long de la procédure.
Le Parquet spécial réaffirme par ailleurs sa détermination à lutter contre l’impunité et à garantir que toute personne présumée responsable de crimes relevant de la compétence de la CPS réponde de ses actes dans le respect des garanties d’un procès équitable.
En conclusion, l’institution exprime sa solidarité envers les victimes, leurs familles et les communautés affectées. Elle appelle l’ensemble des parties au conflit à respecter le droit international humanitaire, à protéger les populations civiles et à faciliter l’accès de l’aide humanitaire aux personnes déplacées et vulnérables.
