Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, 24 août 2026 – (Éclipse d’Afrique): Le Groupement des Éditeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) demande que la situation de Dr Didier Martial Pabandji, Haut Conseiller au Haut Conseil de la Communication (HCC), soit examinée dans le strict respect des textes qui régissent cette institution.
Placé sous mandat de dépôt depuis le 20 août 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à une magistrate, le représentant de la presse privée au sein du HCC est au centre d’un débat sur la régularité de la procédure engagée contre sa personne.
Dans un communiqué publié ce 24 août à Bangui, le GEPPIC appelle les autorités compétentes à prendre en compte les dispositions de la loi n° 24.004 portant organisation et fonctionnement du HCC et de l’article 35 du règlement intérieur de l’institution. Ces textes sont invoqués par le Président du Haut Conseil, qui conteste la régularité de l’arrestation de leur collègue.
Pour le Groupement, les garanties liées au mandat de Haut Conseiller doivent être respectées dans le cadre de toute procédure judiciaire. L’organisation professionnelle considère que le statut de l’intéressé ne constitue pas un privilège personnel, mais qu’il lui confère des garanties prévues par les textes.
À travers cette prise de position, le GEPPIC demande ainsi que la situation de Didier Martial Pabandji soit réexaminée et que les dispositions légales encadrant le mandat des membres du HCC soient appliquées. Il précise toutefois que l’affaire est de nature extraprofessionnelle et que son intervention se justifie, selon lui, par la qualité institutionnelle de Didier Martial Pabandji et par les garanties liées à sa fonction de Haut Conseiller et de représentant de la presse privée au sein du HCC.
L’organisation réaffirme enfin son attachement à l’indépendance de la justice et au fonctionnement régulier des institutions de la République, tout en appelant au respect des textes dans le traitement de cette affaire.
