Par Arnold Ange FINMINI
Bangui, 25 aout 2026 – (Éclipse d’Afrique) : L’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) prend position dans l’affaire opposant le Dr Didier Martial Pabandji, conseiller représentant la presse privée au sein du Haut Conseil de la Communication (HCC), à la magistrate Ruperte Banta. L’organisation professionnelle demande le respect des dispositions légales applicables à son statut et appelle à sa mise en liberté.
Le président de l’UJCA, Eustache Michael Mounzatela, estime que la procédure engagée contre le conseiller du HCC doit respecter les garanties prévues par la loi. Publié dans un communiqué ce 24 août 2026 à Bangui par l’UJCA, le Dr Didier Martial Pabandji a été interpellé puis placé en détention provisoire le 20 août 2026, dans le cadre d’une procédure judiciaire l’opposant à la magistrate Ruperte Banta.
L’UJCA s’appuie sur l’article 35 de la loi sur le HCC
Pour justifier sa position, l’UJCA fait référence à l’article 35 de la loi n°24.004 portant organisation et fonctionnement du Haut Conseil de la Communication. Selon l’organisation, cette disposition prévoit des garanties liées au statut des conseillers du HCC.
L’UJCA estime que, sauf en cas de flagrant délit, le HCC devrait être préalablement saisi et que la procédure prévue par la loi devrait être respectée avant toute mesure privative de liberté visant l’un de ses conseillers. Pour le président de l’UJCA Eustache Michael Mounzatela, cette position ne signifie pas que le conseiller du HCC doit être placé au-dessus de la loi. Il s’agit plutôt, selon lui, de veiller à ce que les règles de procédure soient respectées dans le cadre de toute poursuite judiciaire.
« Le respect de la procédure n’est pas un privilège »
Le président de l’UJCA insiste sur la nécessité de distinguer la défense des garanties prévues par la loi d’une volonté de faire obstacle à la justice. L’organisation affirme qu’elle ne remet pas en cause le principe des poursuites judiciaires. Elle demande cependant que celles-ci soient menées dans le respect des textes en vigueur et des droits de toutes les parties.
L’UJCA réaffirme ainsi son attachement à l’indépendance de la justice, à la liberté de la presse et au respect des droits fondamentaux.
L’UJCA demande la mise en liberté du Dr Pabandji
Au-delà de la situation personnelle du Dr Didier Martial Pabandji, l’UJCA considère que cette affaire soulève une question sur l’application des garanties prévues pour les membres des institutions chargées de réguler le secteur des médias. L’organisation appelle donc les autorités judiciaires compétentes à examiner la situation du Dr Pabandji au regard des dispositions de la loi n°24.004 et demande sa mise en liberté, tout en reconnaissant que la procédure judiciaire peut se poursuivre dans le respect des règles de droit.
Cette prise de position intervient alors que l’affaire oppose le Dr Pabandji à la magistrate Ruperte Banta dans le cadre d’une procédure judiciaire dont les suites restent attendues. Pour l’UJCA, cette affaire constitue également une occasion de rappeler l’importance du respect des garanties légales accordées aux responsables des institutions de régulation des médias.
L’organisation réaffirme enfin sa demande de mise en liberté du Dr Didier Martial Pabandji et appelle au respect de la loi et des procédures judiciaires, dans l’intérêt de l’État de droit en République Centrafricaine.
