Par Belvia Espérance
Bangui, 27 août 2026 – (Éclipse d’Afrique) : Le Ghana veut accélérer la modernisation de son réseau routier rural. Le pays bénéficie d’un financement de 500 millions de dollars de la Banque mondiale destiné à améliorer les routes reliant les zones agricoles aux marchés. Le projet prévoit notamment la réhabilitation d’environ 1 050 kilomètres de routes secondaires dans plusieurs régions du pays.
L’enjeu dépasse toutefois la seule question des infrastructures. Selon la Banque mondiale, seulement 27 % du réseau routier ghanéen, estimé à 94 200 kilomètres, est revêtu et plus de la moitié des routes sont dans un état moyen à mauvais. Une situation qui pèse sur les déplacements, le commerce et surtout l’acheminement des productions agricoles.
Pour les autorités, l’amélioration des routes rurales doit permettre aux agriculteurs d’accéder plus facilement aux marchés, de réduire les coûts de transport et de limiter les pertes après récolte. Le projet devrait ainsi bénéficier directement à des centaines de milliers de personnes vivant dans les zones rurales.
Mais la Banque mondiale prévient : investir dans les routes ne suffira pas si leur entretien n’est pas assuré. Elle appelle notamment le Ghana à renforcer le financement de la maintenance et à mieux coordonner sa politique nationale de transport.
À travers ce programme, Accra cherche donc à transformer les infrastructures routières en véritable levier de croissance. Un défi majeur pour un pays qui veut désormais convertir sa reprise économique en emplois, en compétitivité et en développement plus inclusif.
