Eclipse d'Afrique
  • Nouvelles
    • Politique
    • Économie
    • Société
    • Culture
    • Sport
  • Entretien
  • Vidéo
  • Rapports
No Result
View All Result
S'abonner
Eclipse d'Afrique
  • Nouvelles
    • Politique
    • Économie
    • Société
    • Culture
    • Sport
  • Entretien
  • Vidéo
  • Rapports
No Result
View All Result
S'abonner
Eclipse d'Afrique
No Result
View All Result

Affaire dite « Guen » : le Parquet spécial requiert de lourdes peines et demande l’acquittement de l’accusé Dieudonné Gomitoua

septembre 2, 2026
in Nouvelles
Affaire dite « Guen » : le Parquet spécial requiert de lourdes peines et demande l’acquittement de l’accusé Dieudonné Gomitoua
Share on FacebookShare on Twitter

Par Arnold Ange FINMINI

Bangui, 02 septembre 2026 – (Éclipse d’Afrique) : Le ministère public près la Cour pénale spéciale (CPS) a terminé, ce mardi 1er septembre 2026, son réquisitoire dans le cadre de l’affaire dite « Guen ». À l’issue de ses réquisitions, le Parquet spécial a demandé à la Cour de retenir la culpabilité de plusieurs accusés poursuivis pour des faits présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il a également requis de lourdes peines à l’encontre de certains prévenus, tout en sollicitant l’acquittement de l’accusé Dieudonné Gomitoua.

Plusieurs accusés comparaissent dans cette affaire devant la Cour pénale spéciale (CPS). Il s’agit notamment de François Boybanda, alias « Baléré », Philémon Kahena, alias « CB », Dieudonné Gomitoua, Edmond Beina et Jean Bahara.Les faits examinés par la juridiction spéciale remontent à l’année 2014 et concernent notamment des événements survenus dans la sous-préfecture de Gadzi ainsi que dans la localité de Guen. Les accusés sont poursuivis pour leur implication présumée dans des violations graves commises dans le contexte du conflit qui a secoué la République centrafricaine.

Au terme de son réquisitoire, le Parquet spécial a demandé à la Cour pénale spéciale de déclarer coupables les accusés contre lesquels il estime avoir réuni suffisamment d’éléments au cours de la procédure judiciaire.

Concernant Edmond Beina et Jean Bahara, le parquet spécial a requis une lourde peine de réclusion criminelle, conformément aux dispositions prévues par la loi pénale. Les deux sont notamment poursuivis pour des faits d’exactions et de tortures qui auraient été commis à l’encontre des populations civiles.

Le Parquet spécial considère que la gravité des faits reprochés aux deux accusés justifie une sanction pénale sévère. À travers ses réquisitions, le parquet spécial entend ainsi souligner la nécessité de sanctionner les auteurs présumés des crimes les plus graves et de contribuer à la lutte contre l’impunité en République centrafricaine.

S’agissant de François Boybanda, alias « Baléré », et de Philémon Kahena, le Parquet spécial a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle ferme. Selon l’accusation, les éléments présentés au cours des débats permettraient d’établir leur responsabilité dans les faits poursuivis devant la Cour.

En revanche, le parquet spécial a adopté une position différente concernant Dieudonné Gomitoua. Le Parquet spécial a demandé à la Cour pénale spéciale de prononcer son acquittement.

Pour justifier cette demande, l’accusation a estimé que les éléments recueillis au cours de l’instruction et des audiences ne permettaient pas d’établir suffisamment sa participation directe aux infractions reprochées aux autres accusés.

Selon les explications présentées au cours du réquisitoire, Dieudonné Gomitoua aurait plutôt joué un rôle d’apaisement dans certaines situations de tension entre les communautés chrétienne et musulmane. Il aurait notamment tenté d’intervenir afin de calmer les tensions et d’empêcher certains actes.

Le Parquet spécial a également relevé que son implication personnelle dans les crimes poursuivis n’aurait pas été suffisamment démontrée. Des éléments versés au dossier laisseraient plutôt apparaître qu’il aurait cherché à dissuader certains accusés, notamment Edmond Beina et Philémon Kahena, de commettre les actes qui leur sont reprochés.

Dans ces conditions, le parquet estime qu’il n’existe pas de motifs suffisants permettant d’affirmer que Dieudonné Gomitoua a effectivement participé à la commission des crimes examinés dans cette procédure. C’est donc sur cette base que le Parquet spécial a demandé son acquittement.

Cette étape marque une phase importante dans le déroulement du procès. Après la présentation du réquisitoire du ministère public, la procédure doit désormais laisser place aux plaidoiries de la défense.

La suite des audiences a été renvoyée au 3 septembre 2026, afin de permettre aux avocats de la défense de présenter leurs arguments devant la Cour pénale spéciale. Ils auront ainsi l’occasion de répondre aux accusations portées contre leurs clients et de contester, le cas échéant, les réquisitions formulées par le Parquet spécial.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Eclipse d'Afrique

© 2025 Eclipse d'Afrique

À propos du projet

  • MAIN

Suivez-nous

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • Nouvelles
    • Politique
    • Économie
    • Société
    • Culture
    • Sport
  • Entretien
  • Vidéo
  • Rapports

© 2025 Eclipse d'Afrique