Par Edwige Mauricette WALANDA
Bangui, 1er octobre 2026 – (Éclipse d’Afrique) : La deuxième édition des Bangui Financial Days s’est ouverte autour d’un enjeu central pour les économies de la CEMAC. Organisée du 1er au 3 octobre 2026, en parallèle avec les Journées du Banquier de la CEMAC, la rencontre réunit plusieurs décideurs publics, institutions financières, investisseurs, partenaires techniques et acteurs du secteur privé.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a placé cette édition sous le signe de l’action, appelant les acteurs financiers à dépasser le simple diagnostic des difficultés de financement.
« Le développement économique ne peut être durable sans un système financier solide, moderne et accessible. Mais la solidité n’est pas une finalité. Elle doit permettre de connecter l’épargne, de la transformer en financement et d’orienter les ressources vers l’investissement productif. Nos institutions financières doivent jouer un rôle déterminant dans le financement des PME-TPE, le développement des chaînes de valeur, la modernisation des infrastructures, l’intégration des marchés et la transformation structurelle de nos économies », a-t-il déclaré.
Le ministre a également insisté sur les mutations technologiques, telles que l’intelligence artificielle, les fintechs, les paiements numériques et l’exploitation des données. Pour Hervé Ndoba, ces innovations peuvent améliorer l’analyse des risques, réduire les coûts et élargir l’accès aux services financiers, à condition d’être accompagnées d’une régulation adaptée et de dispositifs renforcés de sécurité et de protection des données.
« Il est temps d’aller au-delà des constats. Je vous invite à identifier ce que les banques peuvent entreprendre, ce que les États doivent améliorer, ce que les institutions communautaires peuvent faciliter, ce que les investisseurs peuvent apporter et ce que chaque acteur peut accomplir afin de faire bouger définitivement les lignes et de libérer le potentiel de notre sous-région », a confié le ministre.
Cette orientation rejoint l’ambition des organisateurs de faire évoluer la finance régionale vers une logique davantage tournée vers l’économie réelle, l’inclusion financière et l’investissement productif. La BEAC vise notamment une progression du taux d’inclusion financière régional de 32 % en 2021 à 75 % à l’horizon 2032.
En déclarant officiellement ouverte la deuxième édition des Bangui Financial Days, Hervé Ndoba a invité les participants à faire de leurs échanges un cadre de propositions concrètes en faveur du financement des entreprises et de la transformation économique de l’Afrique centrale.
